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Nicholaus Rosenhirsh
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MessageSujet: A posse ad esse non valet consequentia   Lun 12 Mai - 21:38




Nicholaus - Célène


« De la possibilité d'une chose on ne doit pas conclure à son existence. »

Avril 1979

Département de la Justice Magique - Bureau des Brigadiers

La douleur était une chose des plus subjective. Personnelle. Universelle mais propre à chacun. Qu'elle soit physique, mentale ou même sociale. Fictive. Réelle. Tant de chose pouvaient ainsi influer, modifier, exacerber ou faire disparaître ce mal. Des sorts, des potions, le mental, la résistance de chacun. Le vide.

Ce dernier était exactement celui qui envahissait Nicholaus en cet instant. Le calme qui résultait de cette stratégie auto-mutilatrice qui avait pour conséquence cette douleur sourde qui parcourait son corps. Mais qu'était-ce à côté de tout le reste? Malléable, surpassable. Un simple détail nécessaire.

Car le sang que le blond essuya d'un air neutre au coin de sa lèvre, tâchant la chemise froissée qu'il portait - il dût réprouver un réflexe de nettoyage - n'était qu'un artifice aussi vrai que nature. Un passage obligatoire, un moindre mal pour..éviter un plus grand mal encore.

Se révéler Crépusculaire à Lord Voldemort avait été une épreuve...Difficile. A laquelle Nicholaus préférait ne pas trop penser, l'enfermant autant que possible au loin et ne gardant que les conséquences utiles et nécessaires. Sa nouvelle position auprès du Sorcier, ses devoirs, ses méfiances, ses ordres et tests, ses surveillances. Apparement ce qu'il avait pu voir toutes ces années interessait beaucoup le mage noir, même s'il essayait de noyer la chose dans beaucoup d'autres observations et expériences. Il ne semblait pas tout à faire sûr de savoir que trouver... D'y penser, le Blond en riait doucereusement. Ses visions étaient aussi chaotiques qu'impossibles et omniprésentes.
Déja ces images faisaient peur, rire ou indifféraient les gens "normaux". Nicholaus avait depuis longtemps apprit à les taire. Sauf les plus vivaces. Les plus..vraies. Celles qu'il ne savait démêler de ce que les autres nommaient réalité. Les voix étaient encore un problème de plus.

Mais dans tous les cas, Voldemort lui avait fait jurer le silence complet à ce sujet dorénavant. Ce que ses yeux pouvaient avoir vu, pourrait voir, étaient à lui.

Nicholaus n'y voyait pas d'inconvénient. De toute manière, elles étaient bien plus rares maintenant qu'il était aveugle. Au grand damne du Maître.

Malheureusement, cette situation spéciale avait aussi un autre inconvénient. Malgré ce qu'il se passait au sein des Mangemorts, malgré la paranoïa et le contrôle de Voldemort, le Rosenhirsh était aussi protégé : le Lord n'allait pas tenter de voler ce qu'il avait déja. Ce qui pourrait poser problème à long terme.
En effet, rares étaient ceux en Angleterre qui ne connaissaient pas encore le penchant étrange de ce groupuscule puriste pour certains malades, surtout mentaux. Les journaux, le Ministère, les groupes d'aide... Entre l'attaque de Ste-Mangouste, les vols de dossiers, les enlèvements plutôt ciblés une fois que les gens commençaient à comprendre...

Même si le Crépusculaire et sa maladie n'étaient pas connus d'énormément de monde, même s'il évitait tout acte social plus que nécessaire, il viendrait un moment où les regards se tourneraient vers lui, le doute, les questions, la méfiance. Et la catastrophe.

La paranoïa du Blond faisait plus que son travail.

Et que ce soit de son fait ou de celle d'un membre plus haut placé, voir de Voldemort lui-même, il avait fallut y remédier. Tuer le doute avant qu'il n'existe, mettre le Crépusculaire en avant pour mieux l'effacer de la lumière.

Mettre en place une fausse attaque échouée sur ce dernier. Assez réaliste pour que tous y croient. Les témoins, le Ministère, les proches.

Ce qui amenait Nicholaus en cet instant au Bureau des Brigadier.

Ni trop blessé, ni trop indemne. Le civil à ses côtés avait eu moins de chance et finit direct à Sainte-Mangouste, peut-être même ne se relèverait-il pas... Un dommage collatéral pour émousser le fait que le Blond était encore là et en entier. Les sorts avaient volé, l'un des mangemorts devaient mettre avoir été blessé, d'où leur fuite.

"Et donc, vous êtes un témoin, c'est cela?"

Le regard sombre, l'homme derrière son bureau observait le duo improbable du grand blond aveugle et son comparse plus petit, apparemment bien plus impressionné par l'évènement que la victime en elle-même.

Double-jeu. Car si la ruelle en cette heure des plus matinale avait abrité deux témoins, seul l'un était véridique. L'autre n'était qu'un partisan du Lord roué à l'art du grimage et des rôles. En l’occurrence celui chargé de crier, hésiter lors de l’altercation avant d'y prendre part agissant par réflexe,aidant ainsi le Crépusculaire à se débarrasser de la menace. Présent aussi pour pousser le Blond à aller porter plainte - la réaction naturelle de se dernier ayant été de se cloitrer chez lui, le contraire aurait pu réveiller la méfiance de quelqu'un d'improbable et la paranoïa du Rosenhirsh soufflait bien trop fort pour cela.

Se passant doucement la langues sur les lèvres, Nicholaus relégua plus loin sans mal les douleurs dues aux sortilèges échangés, laissant le Brigadier poser ses questions à son comparse faussement affolé qui jouait au moulin à parole -logique après un tel choc- oscillant entre choc post-traumatique, fierté d'avoir agit et indignation d'avoir du le faire quand le Ministère devait être là pour protéger ses citoyens, surtout les plus vulnérables!

L'odeur des lieux déplaisait au Crépusculaire. Les bruits aussi. Il avait le poignet bien trop luxé pour user correctement de sa baguette plus que nécessaire. Un mauvais moment à passer. Juste un de plus.

Quand il perçut un bruit de pas précipité. Mais sec et franc. Féminin.

Lorsque la voix de Célène éclata dans son univers comme autant de petites bulles dans son esprit.


_________________

Le véritable cauchemar n'est jamais celui auquel on croit, se terrant dans chaque angle, chaque chuchotement de trop, chaque souffle saccadé qui nous échappe. Il est là pour vous rappeler que finalement, vous n'appartenez à aucun monde. Seul le Destin à le pouvoir du véritable choix.

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Célène Fraser
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MessageSujet: Re: A posse ad esse non valet consequentia   Sam 16 Aoû - 22:16

" Un portoloin pour Bourg-en-Bresse ? " articula difficilement l'employé, l'air dubitatif. " Vous êtes sûre ? "


Le sorcier leva les yeux du parchemin où il avait presque collé son long nez. Célène dut retenir un reniflement de mépris. Non seulement il avait l'air pathétique, mais en plus, il faisait montre de la plus flagrante des incompétences. Le tout en remettant en cause ses compétences, à elle. Elle passa machinalement une main sur son badge où trônait l'habituel " Célène Fraser - Département des Mystères - Secrétariat " avant d'adresser à son interlocuteur un semblant de sourire poli.


" Douteriez-vous de la validité de cette demande, Monsieur ... " Elle inspecta la calligraphie mouvante sur la poitrine du jeune homme. Un nouveau. Encore. " ... Paddington ? "


Son ton était aussi incisif que la réputation qu'elle trainait au département des transports magiques. Malheureusement, celle-ci n'avait pas encore dû cheminer jusqu'à "Teddy" - était-il Merlin possible d'être affublé d'autant de tares en un seul patronyme ? -, lequel ne secoua pas la tête assez rapidement au goût de la demoiselle.


" Non, non, bien sûr que non ! " répliqua-t-il tout de même après un instant de blanc. " Je me demandais seulement ... Enfin ... Pourquoi là-bas ... Vous comprenez ? "


Il était soudain devenu rouge pivoine, bien conscient qu'il outre-passait plus que largement ses attributions. Célène lui jeta un regard appuyé, sourcil arqué. Comprendre quoi ? Que chacun devait rester à sa place et que les hippogriffes seraient bien gardés ? Pitié ! Que l'on dénonce la blague et vite !


" Non. " Du bout de l'index, elle tapota le dos du parchemin toujours serré entre les mains de l'employé. " Bourg-en-Bresse, lundi, huit heures deux du matin. Cela vous paraît-il faisable ou préférez-vous que j'en réfère à votre supérieur ? "


La hantise suprême du gratte-papier tout frais. Un peu plus et le vilain en aurait explosé de malaise. Il avait manqué de très peu une remarque acerbe à coups de " la curiosité est un vilain défaut " ou autre gentillesse glaciale. Heureusement qu'elle était bien entraînée. Bien qu'elle devait le reconnaître, plus le temps avançait, plus sa patience dans ce genre de situations s'étiolait ... De mauvaise augure, lui semblait-il. Ou pas. Le moment était mal choisi pour une remise en question.

Aussi, après qu'il lui eut assuré que cette intervention serait inutile et qu'il s'en occupait de ce pas, elle se détourna et quitta l'office bruyante. Pour retrouver un couloir tout aussi blindé. Elle manqua à deux reprises de se faire percuter par des collègues trop pressés avant de pouvoir retrouver l'ascenseur qui la ferait reconduirait à son Département. Si calme, si silencieux, si ...


" ... A fini à Ste Mangouste. Il paraît qu'ils ont pas réussi à mettre la main sur l'attaquant. Enfin, s'il y en avait un, hein. Parce que je te parierai qu'avec Rosenhirsh dans les parages ... Il aurait été bien capable de provoquer ça tout seul. " Attendez, quoi ? Son interlocuteur échappa un petit rire de connivence. " Si Areson s'en est débarrassé, c'est pas pour rien, ouais ... " répondit ce dernier.

Tétanisée, l'Ecossaise regarda les deux acolytes - deux brigadiers de la Police Magique - sortir sur ces dernières paroles un brin irrespectueuses. Et extrapolées de plus de ça ! Officiellement, Nicholaus avait quitté le Ministère suite à un accident de travail. Même si, reconnaissons-le, le monde n'en avait pas été trompé pour autant. Parce que c'était bien de lui qu'il s'agissait, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ?

Qui parlait de curiosité, un peu plus tôt ? Voilà ce qui arrivait lorsque l'on laissait ses oreilles traîner.

Sauf que maintenant que son intérêt - et le nœud dans ses entrailles - s'était éveillé, elle ne pouvait laisser le doute s'installer. Impossible. Raisonnablement. Et affectivement. Elle jeta un oeil vers les boutons de la machine, ses lèvres formant l'aube d'une moue pincée en attendant que ne clignote enfin celui du niveau 9.


-¤-


L'information n'avait pas été bien difficile à obtenir. Une note de service laissée sur un bureau, un contact toujours aux aguets et le tour était joué. De plus, on ne pouvait pas exactement qualifier l'événement de secret d'état. La seule raison pour laquelle le Département des Mystères n'avaient pas été dépêchés était parce que les autorités sur place s'était soit-disant assurées que le Secret Magique n'avait pas été mis en danger.

Un avantage dont Célène avait tiré partie.

Car si une autre Langue-de-Plomb avait été mise sur l'affaire, elle aurait eu du mal à justifier sa présence au bureau de la Brigade à ce moment-là. Et encore, elle s'en était tenue au strict minimum.


" Salle d'interrogatoire 12, au fond. J'te fais pas un plan ... " bougonna le gradé avec humeur en s'enfonçant un peu plus dans son siège, lequel contenait à peine son séant.


La cape sombre remontée jusqu'aux cheveux et le masque assorti avaient souvent cet effet-là sur les fonctionnaires, quand bien même certains s'y étaient habitués avec les années. Ou peut-être justement parce qu'ils s'y étaient habitués.

Elle le remercia d'un signe de tête et fila jusqu'à l'endroit indiqué. Sans même prendre la peine de frapper, elle tourna la poignet.


" Je prends le relais, merci. "


Pas de préambule. Rien. Ou comment dire "dégage" en cinq mots. Le policier releva une mine effarée vers la silhouette intruse. Allait-il lui aussi manquer d'éclater comme le Teddy Bear des Portoloins ?


" Et en vertu de quoi ? Permettez-moi de vous signaler que vous interrompez une procédure offi ... " commença-t-il à s'insurger. " J'ai cru comprendre. Vous m'en voyez navrée. " Entendre par là qu'elle ne l'était pas du tout. " Vous ne pouvez pas débarquer ici et vous approprier cette enquête, Madame ... " Evidemment, aucun badge pour le renseigner davantage. Elle tiqua. Ce n'était pas parce qu'elle avait omis de s'encombrer des convenances que son interlocuteur devait lui manquer de respect. " Sassenach. Sans suffixe. Et si, j'en ai le droit. La collaboration entre les services ? Le partage des compétences ? Cela vous revient-il ? Naturellement, je m'en voudrais de vous donner l'impression de vous spolier de votre travail. Je propose donc que .... Disons ... Mr Rosenhirsh, par exemple, vienne avec moi, tandis que vous en conclurez avec le second témoin. "


A son ton neutre et presque aimable, on aurait pu croire qu'elle lui faisait une fleur, la garce. L'homme sembla hésiter quant à la conduite à tenir : exploser de colère ou accepter son offre ? Sachant qu'ils venaient déjà de jouer leur petite scène devant des civils, le coup de poker sorcier risquait de le faire finir au tapis. Il était persuadé qu'elle l'avait fait exprès. Et il avait raison. Il échappa un soupir, avant de laisser retomber sa plume sur la table.


" Bien. Mr Rosenhirsh, si vous voulez bien suivre ... Ma collègue. "


Célène s'avança et effleura le pouce de la main gauche de l'aveugle de deux légères pressions. Pour n'importe qui, cela aurait pu passer pour de la sollicitude, mais entre eux, c'était le moyen qu'ils avaient trouvé pour qu'il puisse l'identifier dans ce genre de cas. Une idée de Nicholaus, naturellement. Prévoyance et clairvoyance, en quelque sorte.


" Nous serons à côté, au besoin. " prit-elle cette fois la peine d'informer le Brigadier, juste avant qu'ils ne quittent les lieux.


Elle avait réussi à s'empêcher de l'aider à récupérer sa canne et se contenta de lui tenir la porte, d'une main aux prises d'un tremblement à peine perceptible. Attaque en pleine rue. Blessures. Potentiel traumatisme. Son angoisse était montée d'un cran à la vue de son ami. Il lui fallait en savoir plus, de sa bouche, et le plus vite possible.

Sous la quasi indifférence générale, elle l'entraîna vers une pièce adjacente dont elle prit soin de refermer la porte. Puis, elle prit quelques minutes pour lancer quelques incantations d'insonorisation et autres protections d'usage. Théoriquement, nul ne pourrait entendre leur conversation. Les bureaux du Ministère n'était pas censé être sur écoute. Cependant, en pratique, surtout par les temps qui courraient, on n'était jamais trop prudents.


" J'ai peu de temps avant qu'on ne se rende compte que je n'ai rien à faire là. Est-ce que tu peux me parler ? "


Toute Langue-de-Plomb qu'elle soit, elle venait grassement d'abuser de ses prérogatives. Les différents services ayant cette fâcheuse manie de sauter sur la moindre occasion pour se tirer dans les pattes - en témoignait la scène précédente -, elle avait une deux chances sur trois pour que cela remonte aux oreilles de son supérieur, voire plus haut. Un risque qu'elle s'était sentie prête à courir. Sans aucune hésitation.

_________________

   
I USED TO BE A SHADOW. ... BEFORE THE MASK FELL.

 
On peut abandonner son intégrité pour presque rien mais c’est tout ce que nous possédons réellement, tout ce qui nous reste à la fin. Et dans ce petit espace, nous sommes libres.

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