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MessageSujet: [Périple] Opération E6 : Ière Partie.   Jeu 26 Déc - 23:34

Le Ministère de la Magie essayait tant bien que mal de se remettre au travail, comme si l'attaque de la Place des Grands Sorciers n'avait jamais eu lieu et malgré les pertes qu'elle avait engendré dans ses rangs. Le gouvernement voulait faire bonne figure, même s'il ne contrôlait plus rien. Eliot avait participé à cette attaque, et il voyait le Ministère se consumer de l'intérieur. Pas aussi affecté par les événements que certains de ses collègues, St John avait reprit le travail et était resté enfermé dans son bureau tout au long de la journée pour rattraper son retard sur certains dossiers.

- Vous devriez faire une pause, Mr St John, lui avait dit sa secrétaire en milieu d'après-midi.
Le jeune homme fixait des yeux le dossier qu'il avait entre les mains. On pouvait penser qu'il était en train de lire, mais en réalité, il était préoccupé par quelque chose : une mission que lui avait confié le Seigneur des Ténèbres. La mission en elle-même ne l'inquiétait pas vraiment. Non, ce qui le préoccupait, c'était de savoir que la fille Rosier l'accompagnerait jusqu'au bout de sa mission... Eliot appréciait la compagnie des femmes, mais Mlle Rosier ne serait pas avec lui pour son bon plaisir. Au contraire : St John se demandait si veillait sur la fille Rosier ne s'annonçait pas plus compliqué que la mission confiée par le Mage Noir.

- Qu'avez-vous dis, Mlle Grant ?
- J'ai dis que vous devriez songer à faire une pause. Votre corps est là, mais votre esprit est absent. A quoi pensiez-vous, si ce n'est pas trop indiscret ?
- Rien de bien important, répondit Eliot avec un sourire pour rassurer la jeune femme. Vous avez raison, je vais faire une pause. Mes pensées empiète sur mon travail, si bien que je n'avance plus...

St John s'était levé de son fauteuil pour s'emparer d'un dossier qui traînait sur le bureau de sa secrétaire. Il lui avait demandé de le confier au chef de la Brigade de la police magique lorsqu'elle quitterait le bureau, mais finalement, Eliot était allé le déposer lui-même afin de se dégourdir les jambes. Il retrouva ses dossiers plus tard et à la fin de la soirée, la pile de dossiers s'était bien amoindrie. Sa secrétaire était partie une heure plus tôt. St John vérifiait tout, comme à son habitude, avant de verrouiller la porte de son bureau derrière lui à l'aide d'une clef spéciale. Aucun sortilège ne pouvait violer la porte de ce bureau. Ce système ingénieux n'était pas d'Eliot, mais il était très utile. Tout ce qui se trouvait dans le bureau de St John était confidentiel et devait le rester, comme c'était évidemment le cas pour les autres avocats. Le bureau ne devait alors pas s'ouvrir d'un simple coup de baguette magique...

Le Mangemort avait quitté le Ministère de la Magie pour se diriger vers le Chemin de Traverse, où il avait rendez-vous avec Rosier. Il rabattit la capuche de sa cape de voyage pour ne pas être identifié, avant de s'engouffrer dans l'Allée des Embrumes, le quartier le plus mal famé de Londres. Il disparut dans les ruelles, avant de pénétrer dans un bar, "Le loup solitaire". Il était dix-neuf heures et on y trouvait à cette heure-là, comme d'habitude, des sorciers et des cracmols sans domicile bien alcoolisés. Il y avait aussi d'étranges personnages qui négociaient, et mieux ne valait pas les importuner. Quelques instants plus tard, alors qu'Eliot, toujours masqué par sa capuche, avait commandé deux Bièraubeurres, la silhouette d'une petite femme se dessinait. Deux individus alcoolisés et mal intentionnés la suivaient de près, et alors que l'un d'eux allait poser ses mains sur Rosier, un sortilège l'envoya bouler à l'extérieur du bar.


- Je vous attendais, dit simplement St John qui s'était levé pour débarrasser Rosier de cet homme importunant. Je suis désolé de vous avoir fait venir ici, mais je n'ai pas trouvé plus discret. Du moins, sans paraître impoli.

Eliot fit signe à la jeune femme de le suivre à une table du fond de la salle, tout en observant le sorcier qu'il avait envoyé valser du coin de l'œil. Il s'était relevé et l'idée d'en découdre avec le Mangemort lui était venue à l'esprit. Heureusement, l'un de ses amis l'en avait dissuadé.

- Je ne sais pas ce que vous buvez d'habitude, alors je vous ai pris la même chose que moi. Le barmaid, qui était visiblement Cracmol, apporta les deux Bièraubeurres que St John avait commandé auparavant. Eliot en but une gorgée, avant de poser son échoppe sur la table. Il avalait le liquide difficilement pour ne pas le recracher en présence de la fille Rosier. Cette Bièraubeurre était infect. St John conseilla par ailleurs à la jeune femme de ne pas y goûter. Les deux sorciers se contenteraient de discuter. Ou plutôt, de comploter. Pour faire plus ample connaissance avant d'entrer dans le vif du sujet, Eliot demanda à la jeune femme : et sinon, que faites-vous dans la vie en-dehors du Ministère ?


Dernière édition par Eliot St John le Ven 17 Jan - 21:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Périple] Opération E6 : Ière Partie.   Lun 6 Jan - 18:28


Opération E6 : Ière Partie




Eliot et Morrigan



Lorsque Lord Voldemort en personne vous confie une mission, il n’y a pas grand-chose à faire sinon accepter. Evan Sr avait appelé sa fille dans son bureau dans l’après-midi, au cœur de la grande bâtisse familiale. L’oiselle s’était imaginé les mille et une raisons de cette subite convocation et aucune n’avait été agréable. Savait-il qu’elle allait déménager ? Voulait-il lui servir le roman habituel des sang-pur et des traditions de la famille Rosier pour mieux la rabaisser et la culpabiliser ? Non c’était bien pire. Il fallait bien l’avouer, Morrigan eut bien des difficultés à garder au visage un masque impassible lors de son annonce et ce pour plusieurs raisons : le Lord connaissait donc visiblement son nom et sa fonction –pas vraiment étonnant en somme mais la jeune femme pensait ne pas exister pour un être tel que lui-, il lui demandait quelque chose –quoi que ce put être, cela n’était jamais rassurant venant d’un Mage Noir qui supporte mal l’idée d’échec-, et pour couronner le tout, c’était une chose illégale… une chose qui allait remettre l’intégrité de la jeune Rosier en question. Morrigan aimait son travail et avait pour lui un grand respect mais voilà, elle éprouvait la même chose pour l’homme qui lui faisait face ; il n’était pas question de refuser –d’autant plus qu’on ne refuse rien à Voldemort. Elle se contenta donc d’acquiescer, comme si cette requête était pour elle un grand honneur alors qu’en réalité c’était un déchirement, un souci de plus à gérer.

Forte de cette nouvelle angoisse qui lui remuait les tripes, la sang-pur ressassait toutes les informations que son père avait bien voulu lui donner. Il s’agissait de voler des dossiers classifiés dans son Département. Par Morgane… des dossiers qu’elle traitait toujours avec un soin farouche, qu’elle classait dans un ordre à proprement parler parfait… si l’un d’eux manquait, elle s’acharnait à le trouver même si elle devait y passer des jours entiers ! Quelle ironie… Comment allait-elle feindre son propre comportement névrosé le lendemain ? Bref, elle se dit qu’elle ne devait plus y penser. Donc il était convenu qu’elle serait accompagnée par un Mangemort plus expérimenté. Elle était partagée entre le soulagement de ne pas devoir se coltiner son psychopathe de frère et l’angoisse de l’inconnu. Inconnu qui ne l’était pas tant finalement. Il s’agissait d’Eliot St John, un employé du Ministère, attaché au Département de la Justice. N’était-il pas avocat de son état ? La jeune femme ne s’en souvenait plus très bien. En revanche, elle ignorait jusque-là qu’il était un membre actif dans les rangs de Voldemort. Cela n’avait que peu d’importance finalement. Après tout, chacun vit sa vie comme il l’entend. La donzelle se contenterait de suivre les ordres : trouver les dossiers, débloquer certains passages et… et quoi déjà ? Le suivre jusqu’aux lieux qu’indiqueraient les adresses.
Avant de quitter son père, ce dernier lui fit un cadeau. Ce geste la laissa un instant dubitative. Ce n’était après tout pas son genre. Lorsqu’elle ôta le tissu noir qui couvrait le présent, elle sentit le sang dérober ses veines et ses mains tremblèrent.

Elle arpentait en toute discrétion les ruelles mourantes du Chemin de Traverse en ce début de soirée hivernale, jusqu’à l’Allée des Embrumes. Il n’était pas difficile pour elle de se faire petite -étant donné qu’elle l’était déjà- et de passer inaperçu. On la remarquait peu de façon générale alors une fois dissimulée sous le capuchon de sa pèlerine d’un vert sombre…

L’Allée des Embrumes… Elle n’aimait pas cet endroit. Pourquoi donc se donner rendez-vous dans un quarter aussi lugubre ? Sans doute parce que c’est ce que font les gens peu recommandables qui s’apprêtent à faire un mauvais coup ? Délaissant sa conscience, elle entra dans l’établissement qui portait le nom coquet de « Le loup solitaire ». Peu accoutumée à ce genre d’endroits, la jeune femme fit quelques pas timides vers l’intérieur en balayant la salle tamisée du regard, se disant, au passage que c’était vraiment un endroit parfait pour ourdir des plans machiavéliques. C’est alors qu’elle vit un homme qui se leva de sa chaise. A peine l’eut-elle reconnu qu’il lança un sort en sa direction. Ce dernier lécha la toile épaisse de son capuchon pour fondre derrière elle sur une sorte d’ivrogne infecte qui voulait très certainement poser ses mains sur la petite sorcière. Le flot constant d’alertes que lui envoyait son intuition depuis quelques minutes avait certainement trouvé son origine. Les yeux écarquillés et foncés, elle regarda l’individu passer par la porte d’entrée –qui pour lui fut une sortie- dans un vol plané puis tourna vivement son minois vers Eliot, demeurant quelques secondes bouche bée. Inspirant plus profondément, elle articula un remerciement poli avant de le suivre vers le fond de la salle. Tout cela commençait bien décidément.

Elle ne put s’empêcher de jeter des coups d’œil méfiants à l’égard du duo de poivrots et ne répondit rien lorsqu’il s’excusa de l’avoir fait venir ici. Après tout, s’eut été bien plus gênant s’il l’avait invité, à visage découvert, dans un restaurant de Londres, ou pire, chez lui !

Etant donné qu’elle ne connaissait rien d’Eliot, elle analysait avec grande discrétion les traits les plus évidents de sa personnalité, du moins, ce qu’il voulait bien montrer. De prime à bord, on pouvait dire qu’il savait manier sa baguette. Il n’avait pas hésité à lancer un sort contre l’autre bougre et ce avec succès. Ensuite, il était plutôt galant et bien élevé on pouvait même dire que c’était un jeune homme agréable et prévenant. Après tout, il lui offrait une boisson avant de lui recommander de ne pas y toucher ! Elle qui venait d’attirer le verre vers elle le repoussa légèrement du bout des doigts. Lorsqu’Eliot lui demanda ce qu’elle faisait en dehors du Ministère, la demoiselle se demanda si c’était une façon polie d’apprendre des choses sur elle, de la décortiquer. Pourquoi voulait-il donc savoir ça ? Quelle espèce d’importance cela pouvait-il donc avoir ? Légèrement hostile, elle fronça subrepticement ses fins sourcils avant de réaliser soudain qu’elle faisait sans doute preuve d’un peu trop de paranoïa. Après tout, la vie de Morrigan Rosier était articulée et huilée comme le circuit d’une horloge et profondément inintéressante. Ce n’était là certainement qu’une façon polie d’introduire la conversation… Son minois s’adoucit finalement. Elle gardait sa tête brune à l’abri des regards indiscrets sous sa cape mais il pouvait sans mal distinguer ses traits. « Je vous remercie pour votre prévenance. » Dit-elle simplement. « En dehors du fait que mon récit sur ma vie en dehors du Ministère aurait le pouvoir de vous plonger dans une profonde léthargie je préfère que nous abordions directement la raison de notre entrevue. » Ne rencontrant pas d’objection, elle continua. « Je ne vous cache pas que c’est la première fois pour moi… Aussi si je pense être à la hauteur pour la première partie de notre mission, j’avoue que la seconde demeure floue, on ne m’a pas donné beaucoup de détail. Il s’agirait de visiter les… dossiers. Vous m’éclaireriez si vous en saviez davantage. » « Oh ! Heu… Je ne suis pas bien au fait des façons de faire dans ce genre de cas mais… ne serait-il pas préférable d’utiliser un nom d’emprunt pour parler du lieu où nous devons nous rendre ? –soit le Ministère- Comme… l’hôtel ? Qu’en pensez-vous ? » Morrigan Rosier était une jeune femme très très très organisée et elle ne négligeait aucun détail. Sa grande méconnaissance dans ce genre de cas la rendait anxieuse et même si elle contenait parfaitement sa voix qui demeurait douce et à peine plus audible qu’un murmure, celle transparaissait sans nul doute dans l’impétuosité de son flot de paroles et de questions.  



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