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Date d'inscription : 17/08/2013
Organisation : Neutre - Phénix
Emploi/études : Journaliste pour Sorcière Hebdo
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Basil Cavendish
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MessageSujet: [Périple] Who's robbing whom?    Dim 27 Oct - 14:04

« ... omme si tu disais que les Harpies gagnaient uniquement grâce à Jones. C'est complètement débile ! »

« Mais elles gagnent uniquement grâce à Jones ! Si si !! », insista le photographe avant que Basil n'ait le temps de reprendre la parole. « Sans elle l'équipe ne serait pas aussi soudée et elles n'auraient aucune tactique. T'as vu ce que ça a donné la dernière fois qu'elle était sur la touche et que Travis a prit les commandes ? »

« Il pleuvait des cordes et on y voyait rien ! La preuve c'est que Jones s'est prit un cognard et a finit sur la touche justement. Et heureusement qu'il y avait Hailee Daniels pour réduire l'écart de points ! Tu peux pas me dire que les Harpies peuvent se passer d'elle !! T'as vu sa rapidité ? T'as vu comment elle lance ? »

« Basil ! », tenta de le prévenir son collègue en devinant ce qu'il s'apprêtait à faire.

Mais c'était déjà trop tard. A fond dans sa démonstration, il recula le bras dans une piètre tentative d'imitation de son héroïne. Sans cesser de marcher aux côtés de son photographe attitré - qui répéta encore une fois « Basil, fais pas ça ! » - il propulsa brusquement son bras en avant avec un mouvement d'épaule qui le fit dévier sur la droite.

« Une propulsion et .... AIE. Oh pardon monsieur ! Je suis vraiment désolé, je voulais pas vous.... »

« IMBECILE ! », beugla le gros sorcier qui venait de tomber à la renverse en essayant vainement d'éviter la main de Basil. Résultat : une merveilleuse marque rouge ornait sa joue gauche et trois sorciers étaient tombés après lui, lorsqu'il avait soudainement reculé. Personne de très fragile heureusement ; juste une brune à l'air pressé et un couple qui semblait partagé entre l'envie de rire et de râler.

« Beau travail Cavendish ! », ricana le photographe.

« Je suis vraiment navré ! » répéta Basil en tendant un bras secourable à sa première victime. Mais elle le repoussa furieusement en reprenant sa diatribe

« Ah ! Foutez moi la paix ! Vous en avez pas déjà assez fais ?! Allez emmerder quelqu'un d'autre espèce de doxy puant ! »

Honteux comme tout - et surtout craignant de se prendre un maléfice en pleine figure -  le journaliste se détourna rapidement du gros sorcier pour s'intéresser à la demoiselle tombée juste derrière. Un tas de paperasse s'étalait à ses pieds et il devina sans peine que c'était là encore son oeuvre.

« Bonjour, je suis désolé, c'est moi qui ai renversé le monsieur à cause d'un hum.... faux mouvement vraiment involontaire. » Il lança un regard noir au photographe qui continuait de se marrer en répétant « Faux mouvement ! Ah ça, sûr que pour être faux, il était bien faux ha ha !! » puis reprit humblement :

« Je vais arranger tout ça, ne vous inquiétez pas. Accio ! Et hop ! Oh vous travaillez à Sainte-Mangouste ? Vous venez juste de finir une nuit bien chargée alors ? Ou vous commencez juste ? Pardon, pardon, je sais que ça me regarde absolument pas et....  »

Pause ! C'était bien le nom de Colhor qu'il venait d'apercevoir ? LE Cent Colhor qui ne sortait de chez lui que pour exposer une fois tous les huit mois ? Et qui refusait de donner des interviews à n'importe qui en plus de ça ! Les journalistes qui avaient eu la chance de rencontrer le fameux peintre sorcier se comptaient sur les doigts d'une seule main, bien qu'un paquet d'entre eux aient reporté des propos plus ou moins véridiques dans les longs articles vaseux qu'ils avaient essayé d'écrire à son sujet. La plupart du temps, c'était un ramassis d'âneries inventées pour attirer les lecteurs. Une méthode que Basil n'approuvait pas du tout ! C'était malhonnête et complètement frauduleux. Les gens achetaient leur magasine pour lire la vérité et il n'écrivait toujours QUE la vérité !... enfin presque toujours. Sauf quand il émettait des hypothèses en précisant bien sûr que ce n'était que des suppositions. Mais ça n'avait aucun intérêt avec Colhor. Tout le monde avait des hypothèses sur lui ; ce qu'il lui fallait c'était un scoop, du vrai ! Et s'il pouvait découvrir de quoi il souffrait exactement...

« Basil.»

D'un signe de tête éloquent, le photographe lui fit signe de rendre ses affaires à la demoiselle... qui semblait à la fois impatiente et assez mécontente de voir le regard de Basil s'égarer dans les dossiers. Il n'avait pourtant gardé les papiers en mains qu'une dizaine de secondes, le temps de les ramasser, de les remettre en tas, d'apercevoir le nom de Colhor et d'hésiter à les refaire tomber en prétextant un excès de maladresse pour avoir le temps de relever l'adresse. Mais il avait fallut que son collègue intervienne ! Crotte ! Pourquoi il ne s'était pas trouvé un photographe moins casse-bonbon et aussi fouineur que lui ? Sous son regard sévère, il finit par céder et rendit tous les papiers à la demoiselle.

C'est alors qu'il la reconnut. Jusqu'à là, il n'avait pas prit le temps de l'observer. Maintenant qu'il la regardait mieux, il était persuadé de l'avoir vue à Poudlard. Impossible de se souvenir de son nom par contre. Elle devait sûrement être une de ses pinces sans rire à qui il ne parlait presque jamais. Eh bien aujourd'hui ça allait changer !

« Dites, on se connaît non ? Je suis sûr de vous avoir vue à Poudlard. C'est marrant de vous croiser ici, surtout que vous avez entre les mains le dossier d'un ami à moi. Monsieur C. On s'est rencontré pendant une exposition, on a sympathisé et j'ai été un des rares journalistes à qui il a accepté d'offrir une interview. »

« De qu...»

« Chut ! », chuchota précipitamment Basil avant de continuer son argumentaire. « D'ailleurs on devait se revoir mais il a été très occupé ces derniers temps entre ses expos et.. et ce qu'il a. Vous savez. », souffla-t-il sur le temps de la confidence. « Et depuis j'ai perdu son adresse, maladroit et distrait comme je suis. Vous avez bien vu ! Ce qui est assez embêtant puisque je suis censé lui montrer mon article avant de le publier. Vous croyez que vous pourriez juste me rappeler le nom de sa rue pour que j'aille lui rendre une visite ? Je peux vous promettre que je ne suis pas un opportuniste qui essaie de gratter une adresse ! Je suis juste pas doué...»

« C'est un parfait idiot. », confirma le photographe.

« ... et il sera ravi de me voir. Surtout qu'il ne rencontre pas beaucoup de monde ces derniers temps. Ca lui fera du bien. Ou bien si vous préférez, vous m'accompagnez jusqu'à là bas et vous lui demandez confirmation. S'il vous plaît ? »

Et il esquissa sa fameuse petite moue en essayant d'ignorer le regard appuyé de son collègue. Ceux qui ne le connaissaient pas n'y aurait rien décelé de particulier mais Basil savait parfaitement le déchiffrer, même du coin de l'oeil. Ce regard voulait dire : " J'ai hâte de voir comment tu va te sortir de là cette fois-ci. Et je sens que je vais bien me marrer. " Petit con.

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It's not that I'm afraid of death, war or pain ; it's just that I don't wanna be there when it happens.
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MessageSujet: Re: [Périple] Who's robbing whom?    Lun 6 Jan - 1:50

La chambre était plongée dans la pénombre quand elle poussa doucement la porte dans un grincement sinistre. (Avait-elle réellement grincé en ce jour sombre ou était-ce son subconscient qui s’amusait à agrémenter son souvenir de détails lugubres?) Elle répéta le nom du patient un peu plus fort. Toujours pas de réponse. Un instant, elle crut s’être trompée de chambre, mais les chiffres sur la porte ne mentaient guère. C’était bien la chambre de Peter Pettigrew. À tâtons, elle chercha le bouton de la lampe à l’huile. La lumière faiblarde jaillit. Et le sang, partout le sang…

Sorcha se réveilla en sursaut. Cette scène la hantait jusque dans ses cauchemars. Un patient qui se suicidait marquait les esprits à coup de sort de Glu perpétuelle. Et ni la vodka, ni les radios-feuilletons niais de la RITM n’en venaient à bout. Elle décolla ses mèches brunes de son front couvert de sueurs froides et frissonna en sortant ses jambes pâles de la couette. Les braises grises et froides avaient depuis longtemps cessé de réchauffer son 2 1/2 situé à quelques pâtés de maison de Sainte-Mangouste. Elle y habitait depuis maintenant trois ans, depuis le moment où elle avait failli se désartibuler en rentrant chez ses parents parce qu’elle avait accumulé 48h de garde sans autre sommeil que quelques siestes à la dérobée dans la salle de garde. Pour une femme mariée, on se serait attendu à mieux, mais Franz était continuellement à l’étranger et ce n’était pas demain la veille qu’ils auraient des enfants. Le grand lit queen suffisait à l’essentiel de leur relation : dormir et accomplir leur devoir conjugal. Le reste du logement était uniquement hanté par Sorcha, le peu de temps qu’elle passait chez elle.

L’eau froide sur son visage la ramena sur terre plus promptement que le meilleur des espressos. Puis ses claires prunelles rencontrèrent l’horloge grand-père, cadeau de noces ô combien encombrant.

« Scheiße! » jura-t-elle entre ses dents, dans sa langue paternelle. Si tard et elle venait à peine de sortir du lit! Elle qui avait des visites à domicile à faire, elle n’aurait guère le temps d’en faire le quart aujourd’hui. Elle n’aurait pas le choix de débuter par Colhor, cela faisait déjà deux jours qu’elle rapportait cette visite à plus tard. Depuis qu’il lui avait volé un bracelet en argent, elle émettait quelques réticences à retourner chez lui, mais comment lui en vouloir? Cela faisait partie des problèmes liés à son état de santé mental. Elle prit la première robe qu’elle trouva, la renifla, - elle ferait l’affaire, - et l’enfila en vitesse. Pas de bijoux cette fois-ci, même pas son alliance. Un peu de cache-cerne, son cabas et ses dossiers et hop! Au pas de course à l’hôpital, car elle devait passer chercher la médication des patients du jour… Heureusement, quand elle se présenta au comptoir de l’apothicaire, les sacs de fioles étaient déjà près. L’apothicaire ne les lui donna qu’après s’être permis quelques remarques grivoises qui la firent grincer des dents. Les sacs disparus dans son cabas, elle reprit son chemin au pas de course. Colhor n’habitait pas tellement loin, et des fioles dans le réseau de cheminées n’étaient pas ce qu’il y avait de plus prudent. Se faire percuter par un imbécile non plus, remarquez…

Le coccyx douloureux, Sorcha prit une profonde inspiration afin de ne pas laisser déferler sa colère sur le jeune homme. Il s’excusa, son comparse se foutit de sa gueule, Sorcha grommela des imprécations à mi-voix en allemand. Quand il se proposa d’arranger tout ça, Sorcha eut à la fois envie de le giffler et d’éclater de rire.

« Arranger tout ça? Mais bien sûr! Vous venez de foutre en l’air des centaines de galions en potions de santé! Et vous voulez ‘’arranger ça’’? Et puis rendez-moi ces dossiers! Ils sont confidentiels! »

Probablement la chose à ne pas dire pour attiser la curiosité de quelqu’un, et d’un journaliste par-dessus tout. Elle tapota du pied, observant d’un regard inquisiteur le petit emmerdeur, mais son regard se faisait de plus en plus intrigué alors qu’elle détaillait les traits du visage de ce dernier. Et alors qu’il mentionna Poudlard en lui rendant ses dossiers, elle le reconnut. C’était ce casse-pieds de Cavendish. Elle soupira en s’assurant qu’il ne lui avait subtilisé aucun papier important, tout en écoutant d’une oreille son babillage incessant. Elle finit par relever la tête, l’observant d’un regard perçant, alternant son attention sur le photographe, puis sur Cavendish. Et parce qu’elle sentit qu’il allait la suivre peu importe sa réponse et qu’elle n’avait plus de temps à perdre, elle capitula en roulant des yeux :

« C’est d’accord… Mais je dois retourner voir l’apothicaire avant. Vous savez… pour les potions que vous m’avez bousillée. Et vous me rembourserez mon sac également. C’est un Loulou Panel. » Un sac de marque en somme, d’une grande designer française. « Attendez-moi ici. »

Une demi-heure plus tard, ils étaient devant la porte du logement de Colhor.

« Faites gaffe à vos objets de valeur… » le prévint-elle alors que le peintre les invitait à entrer. Première sonnette d’alarme. D’ordinaire, Colhor était plutôt misanthrope envers les journalistes.

À voir l’état de l’appartement, Sorcha sut que son patient était dans une phase maniaque. Plusieurs ébauches de toiles jonchaient le plancher recouvert d’une bâche tachée de peinture. Le peintre était affairé à préparer un mélange de couleur de son cru. Une teinte que lui seul voyait, une couleur à mi-chemin entre le violet et l’azur.

« Pas de mouvement brusque et ne touchez à rien, » grommela-t-il, un compte-gouttes et un gobelet à hauteur des yeux. Sorcha déposa malgré tout ses choses sur une chaise étonnamment épargnée par la peinture et sortit un carnet et une plume.

« Comment allez-vous depuis notre dernière rencontre, Mr Colhor? »

Le peintre prit un temps démesurément long pour ouvrir la bouche, et sa réponse fut hésitante.

« B…bien, doc… docteur. »

« Avez-vous noté des changements dans votre état de santé en général? »

Colhor avait cessé son mélange de couleurs, et ses petits yeux noirs alternaient entre Cavendish, Sorcha et une commode dans le coin de la pièce. Mais il ne semblait pas avoir entendu sa question. Sorcha se racla la gorge et répéta sa question. Enfin, il consentit à lâcher un non tremblotant.

« Êtes-vous sûr? Pas même une amélioration? » Pas de réponse. « Mr Colhor? Pardonnez-moi d’insister, mais… »

Il l’interrompit brusquement.

«Puisque je vous dis que non! » éructa-t-il brusquement, ce qui fit sursauter Sorcha.

La psychomage en devenir griffonna quelques mots dans son calepin : irritation, distraction et nervosité.
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