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MessageSujet: Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)   Sam 31 Aoû - 21:02

C’était un temps parfait pour un jeudi matin. Le soleil avait pointé le bout de son nez depuis peu de temps et pourtant, il faisait déjà chaud. Cette fin de mois d’août était belle et aucun nuage ne fardait l’horizon. Morrigan aimait cette journée mais plus particulièrement la matinée. C’était le moment où elle avait le champ libre pour toutes les activités qui lui passaient par la tête. Cela dit, elle avait beau tenter de se persuader qu’elle était totalement capable de faire une chose inattendue et originale, tous les jeudi matin, elle se retrouvait chez Fleury et Bott. C’était bien plus extravagant que ce que l’on pouvait imaginer ! Après tout, qui savait quel livre elle allait acheter ? Quel serait le thème ? La couleur de la couverture ? Elle-même l’ignorait. Morrigan avait cette manie. Si un livre en particulier lui faisait envie, elle ne l’achetait jamais le jour-même. Non. Elle rangeait ce livre là où elle l’avait trouvé et en achetait un du thème opposé et la semaine suivante, ou peut-être celle d’après, elle achèterait le livre qui lui faisait envie. Mais pourquoi ?

Aujourd’hui était un grand jour. Elle allait acheter le livre qui lui avait tant fait envie la semaine dernière. Derrière la rambarde, se tenait à l’étage la petite silhouette gracile de la sang pur. Ses longs cheveux noirs étaient noués sur son épaule, coulant sur le tissu satiné de sa petite robe noire. Ses mains frêles étaient véritablement fébriles et un tant soit peu moites. Une longue aspiration… une longue expiration... La demoiselle caressa les bords parfaitement réguliers de l’ouvrage, puis le titre. Fleury et Bott était relativement désert aujourd’hui, c’était une des raisons qui lui faisait tant aimer le jeudi matin. Maintenant, elle descendait les marches, calme et discrète, tenant contre elle le précieux objet qui bientôt serait sien. Une fois devant le vendeur et propriétaire du magasin, la jeune femme esquissa un bref salut avant de payer la marchandise.  

Une fois dehors, elle plissa ses yeux sous l’aveuglante luminosité du soleil qui disséminait ses bras dorés sur la ruelle. Si à sa venue les badauds n’étaient pas des plus nombreux, le Chemin de traverse s’animait dès lors de plus en plus. Après tout, Septembre amenait la rentrée à Poudlard et avec lui son flot grouillant de petites créatures roses braillant et vociférant… Glissant l’ouvrage dans son sac en tissu brodé par des artisans sorciers –comme tout ce qu’elle portait à bien y réfléchir- elle s’engagea dans la rue et déjà son esprit vagabondait lorsque quelque chose brisa ses rêveries, la tirant brusquement dans la réalité. Une main venait de se poser sur son épaule. Un frisson parcouru son échine et dans un mouvement bref, elle tourna les talons pour se dégager de l’étreinte et faire face à l’auteur de cette impardonnable intrusion dans son intimité. Son regard ambré et froncé se posa sur une silhouette élancée fardée d’une bien étrange façon et déjà, la fille Rosier s’apprêtait à manquer de courtoisie mais, une fois qu’elle put voir le visage souriant et malicieux, elle se ravisa, abandonnant un peu de sa sévérité pour s’adoucir progressivement. Maintenant, un sourire, presque imperceptible arborait ses lèvres et son visage était bien plus avenant. Lui ? Ici ? Elle jeta une œillade discrète aux alentours par réflexe. Après tout, on n’était sûrs de rien, mais visiblement, personne ne les observait.

« Et bien ça, pour une coïncidence… » A peine eut-elle terminé sa phrase qu’elle fronça légèrement ses yeux, d’un air suspicieux, inclinant son minois. « Ce n’en est pas une n’est-ce pas ? » Et soudain son regard se froissa davantage, observant Sirius de la tête aux pieds, tout-à-fait perplexe. « Qu’est-il donc arrivé à tes vêtements ? » Cette réflexion était sincère, bien que peu élogieuse au final, même si elle relevait presque uniquement de sa candeur. Après tout, elle ne côtoyait pas le monde moldu, pas même ses codes vestimentaires !


Dernière édition par Morrigan E. Rosier le Mar 3 Sep - 19:31, édité 2 fois
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Sirius Black
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MessageSujet: Re: Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)   Dim 1 Sep - 3:24

HUIT HEURES. HUIT HEURES. HUIT HEURES.

Les draps se secouent brusquement, semblent sursauter. Une tignasse emmêlée apparait au milieu des oreillers et une main hasardeuse se hisse jusqu'au rebord du lit, tâtonnant confusément jusqu'à la table de chevet où le réveil continuait son chant un peu trop matinal. Un mouvement de poignet malheureux, un léger bruit de choc, et un second, plus fort, qui ressemble bien à un bruit de cadrants et engrenages qui s'échappent de leur socle pour s'éparpiller au sol dans une symphonie de cris d'alarmes. SIX HEURES. MIDI. VINGT-TROIS HEURES. TRENTE-SIX HEURES.

Je grogne entre mes dents, gardant toujours résolument les yeux fermés, et me bats avec mes couvertures pour m'extirper de leur ingrat confort qui ne veut plus me laisser m'en aller. « Par la barbe de ; mhrr ! » Aïe. Au prix d'un effort inexprimable, je viens de m'arracher aux draps ... et finis à quatre pattes sur le sol, le nez presque collé aux restes du réveil. J'entrouvre les paupières, analyse l'objet criant, et y applique ma main fermement pour en stopper les hurlements. Ouf. Un court soupir m'échappe et je me laisse retomber sur mon arrière-train, envoyant ma main remettre quelque part sur ma tête les mèches de cheveux qui me tombent devant les yeux. Comme si je venais de me battre avec une horde de harpies enragées. Ce n'était pas loin de ça mais, souvenez-vous, j'ai quitté la maison Black ! Bye bye les harpies, donc. Je ne suis ici sous la tyrannie que de mes draps et du confort ostentatoire et irrésistible qu'ils procurent. Surtout quand je n'y suis pas seul ; mais, pas de chance, ce soir ; cette nuit, ou en tout cas ce matin, il n'y a personne d'autre que moi dans ce lit. Enfin, personne tout court, puisque je n'y suis plus non plus.

Huit heure. Mais que m'a-t-il dont pris de régler l'horloge hurlante sur un horaire si matinal ? Je baille en ramassant les pièces qui se sont détachées avec la chute, songeant au projet que j'avais sans doute pour la matinée. Quel jour on est, déjà ? J'aurais bien vérifié sur le réveil, mais ce qu'il m'indique -le 35 Mai 2045- me paraît un peu trop farfelu. Les engrenages sont partis et le sortilège que j'y avais lancé n'est plus réglé sur rien. Il faudrait voir pour réparer ça ; projet pour le lendemain, sans doute. Pas le matin, puisque du coup, je n'ai plus de réveil.

Je passe mes deux mains sur mon front pour en repousser à nouveau les cheveux en arrière, avant de me lever et de me traîner jusqu'à la cuisine. Après avoir récupéré ma baguette sous l'un des oreillers, bien sûr. Ne m'en demandez pas trop, c'est le matin.

La "révélation" me vient lorsque j'avale ma première bouchée de petit dej'. On est jeudi matin. Et Morrigan Rosier fera un tour chez Fleury et Bott dans exactement trente minutes. Ca, je le sais, parce qu'elle fait pareil toutes les semaines. Je l'y ai accompagnée il y a quelques mois. Quelques années ? Un an et demi, à peu près. Quand on pouvait espérer se balader ensemble sans avoir peur que l'un ou l'autre membre de nos familles respectives nous aperçoive. Nous nous étions revus entre temps, bien sûr, mais nos rencontres se faisaient discrètes et de plus en plus espacées. Les choses devenaient difficiles, à cause de ma rupture avec les Black, nous ne nous voyons plus beaucoup. Raison de plus pour profiter de ce jeudi matin ! J'espère qu'elle n'a pas changé ses habitudes depuis. Trente minutes. Juste le temps d'engloutir ça, de prendre une douche, et de rejoindre le chemin de traverse !



Là, la voilà ! Elle sort tout juste du libraire, la petite Morrigan. Petite, c'est le cas de le dire, héhé. J'ai un peu de mal à me rappeler comment j'avais pu la voir grande, étant gamin. Maintenant que je fais presque trente centimètres de plus qu'elle, c'est plus difficile, comprenez. Un sourire presque attendri sur les lèvres, je la regarde ranger précautionneusement son ouvrage dans son sac avant de se mettre en route, discrète, invisible aux autres yeux. Mais moi je la vois bien et je la suis, attendant qu'elle s'éloigne dans une rue un peu moins fréquentée pour l'aborder. Pas question de lui attirer des ennuis. Je la détaille rapidement, plutôt par réflexe. Sa robe simple et élégante, bien que sans doute de fabrication sorcière, ne jurera pas avec l'endroit dans lequel je prévois de l'emmener. C'est parfait. Excellent choix !

Rapidement, la petite Rosier bifurque dans une ruelle perpendiculaire à l'allée principale. Je saisis ma chance et accélère le pas pour combler la distance qui me séparer de mon amie. Elle ne s'attend probablement pas à me voir, j'espère la surprendre ! En priant pour ne pas finir scotché sur place ; je sais que Morrigan n'aime pas qu'on la touche, mais l'idée de lui faire une petite peur est trop tentante et ma main se pose sur son épaule, juste assez fermement pour la faire s'arrêter ; pas assez pour avoir l'air menaçante. Mes lèvres s'étirent dans un sourire chaleureux et mes yeux brillent d'un malice certain en la voyant se retourner, l'air autant surprise que contrariée. Je retire ma main dès qu'elle force pour se dégager et laisse mon bras retomber le long de mon corps, attendant qu'elle me reconnaisse.

« Et bien ça, pour une coïncidence… » Ses traits se sont adoucis et le fin sourire qui apparaît sur son visage agrandit immanquablement le mien. J'ouvre la bouche pour lui répondre mais son regard se fronce et elle me prend de court. « Ce n’en est pas une n’est-ce pas ? » Surpris, je referme la bouche, hausse un sourcil, rouvre la bouche ; et la referme. Comment le sait-elle ? Finalement, je réponds en souriant. « Hé ! C'est écrit sur mon front c'est ça ? "Je suis venu sur le chemin de traverse exprès pour faire la surprise à Morrigan parce que je savais qu'elle viendrait faire un tour à Fleury et Bott" ? » Je me frotte le front avec un entrain exagéré, une fausse grimace sur le visage. « Zut alors, comment j'ai pu manquer ça ce matin ? »

« Qu’est-il donc arrivé à tes vêtements ? »

Je fronce les sourcils à cette remarque et baisse la tête pour inspecter ma vêture. Ah, mais oui, bien sûr ! Mon sourire réapparait et je réponds avec amusement. « Il se trouve, mademoiselle, que le lieu dans lequel je voudrais vous emmener nécessite un habillage particulier, le but étant de passer inaperçu et de se fondre dans la masse. » Je jette un nouveau coup d'oeil à sa robe, maintenant que je la vois de plus près, et enchaîne, avec plus de tendresse que de malice au fond de la voix. « Super robe, d'ailleurs ... Elle te va bien ! Et elle sera parfaite là où on va. » Je me décale sur le côté et lui indique la direction à suivre. « Si madame veut bien se donner la peine ... Direction le chaudron baveur ! »

C'était un compliment totalement désintéressé, soyons d'accord là dessus. J'éprouve une affection toute particulière pour la jeune femme, mais il n'est question de rien, de plus, je dirais. L'impression de fragilité qu'elle dégage me fait me sentir un peu comme un grand frère lorsqu'elle est là et il en couterait beaucoup à qui que ce soit de toucher à un seul de ses cheveux. Ce n'a pas été facile, mais Morrigan a fini par m'accepter et si aujourd'hui nous sommes ainsi proches, ce n'est que le fruit de plusieurs années de côtoiement, de travail sur une complicité naissante. Les moments où nous nous évadions étaient de vrais instants libérés. Rien de mieux, dans notre cas, n'était à espérer. Dans le mien, en tout cas.

« J'espère que ça ne t'embête pas, au fait ! Si tu avais autre chose à faire, on peut essayer de voir plus tard ? Je pensais te faire la surprise, mais c'est comme tu préfères, je ne veux pas te déranger. »

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MessageSujet: Re: Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)   Lun 2 Sep - 18:24

Sirius était un véritable boute-en-train. Il avait une telle énergie positive que même rester dans son sillage vous offrait un peu des embruns de cette gaieté. Elle n’en partagea pas une miette, la gardant scellée au fond d’elle-même. Les jours prochains, lorsque l’ombre l’aurait rattrapé, elle en aurait certainement besoin. Comme elle aurait apprécié qu’il eut échangé sa place avec Evan Jr… Sa vie à lui n’en aurait pas été meilleure, mais celle de Morrigan le serait probablement, du moins serait-elle plus simple.

« Il se trouve, mademoiselle, que le lieu dans lequel je voudrais vous emmener nécessite un habillage particulier, le but étant de passer inaperçu et de se fondre dans la masse. »

Le visage de la jeune femme s’inclina et l’un de ses fins sourcils se leva avec curiosité. Alors ça pour une surprise… Il voulait l’amener quelque part ? Etonnant. Quant à se fondre dans la masse, c’était loin d’être un défi pour elle. Ce qui l’interpelait en revanche, c’était le lieu en question. Il savait qu’il ne valait mieux pas être vu ensemble dans le coin. Se voir ici était déjà une épreuve alors à quoi pensait-il ? Elle n’allait pas tarder à le savoir.

« Super robe, d'ailleurs ... Elle te va bien ! »

Elle aurait voulu lui rendre le compliment qu’elle en aurait été bien incapable. Monsieur Black était un beau jeune homme mais il pouvait tant manquer de goût à certaines occasions… Comme aujourd’hui par exemple. Elle mettait ça sur le compte de la jeunesse, du moins, l’insouciance.

« Et elle sera parfaite là où on va. Si madame veut bien se donner la peine ... Direction le chaudron baveur ! »

Il avait gagné ! Maintenant Morrigan commençait à pâlir, son minois délaissant les traces de cette fugace bienveillance pour se parer de méfiance. Le chaudron baveur… le chaudron baveur… Mais c’est un endroit plutôt mal famé –du moins, pas particulièrement classe. En quoi sa robe était-elle appropriée ? A quel moment était-il question de se fondre dans la masse ? Dans un pub miteux ? Non, non. Il avait autre chose en tête, elle le savait. Son simple sourire en disait déjà beaucoup trop et beaucoup trop peu à la fois. Mais elle connaissait relativement bien Sirius. Il ne ferait rien pour la mettre en danger, ni pour l’embarrasser… quoi que. Ses humeurs taquines le trahissaient parfois.
Finalement, elle décida d’accéder à sa demande lorsqu’il ouvrit la route, l’invitant à le suivre, tentant de masquer ses doutes.

« J'espère que ça ne t'embête pas, au fait ! Si tu avais autre chose à faire, on peut essayer de voir plus tard ? Je pensais te faire la surprise, mais c'est comme tu préfères, je ne veux pas te déranger. »

Elle laissa ses lèvres s’étirer en un fin sourire. Elle était amusée par sa délicatesse. Il avait toujours été comme ça… inquiet à l’idée de la brusquer. Alors que cela n’était jamais arrivé, bien au contraire. Morrigan se dit un instant qu’elle devait peut-être faire des efforts pour paraître plus démonstrative avec lui, mais cela aurait été plus une obligation qu’un véritable désir et elle doutait qu’il veuille qu’elle se sente forcée. « Ça me fait plaisir de te voir et de passer un peu de temps avec toi. » Cillant, la sang-pur scella ses lèvres, soudain gênée. Mais elle effaça bien vite cet air dérangeant pour lui sourire à nouveau. Elle n’était décidément pas douée pour les relations humaines hors de son travail. Elle noya le poisson. « Alors ? Où as-tu prévu de m’emmener ? » Ca ne coûtait rien d’essayer, même si elle savait qu’il ne lui fournirait aucune réponse satisfaisante. C’est exactement ce qui se passa d’ailleurs. Il répondit juste un « Quelque paaaart » énigmatique sans oublier d’ajouter qu’elle ne connaissait certainement pas. Par Morgane… Plus les secondes s’écoulaient et plus elle redoutait ce qu’il préparait.

Une fois passés derrière le mur de briques du chaudron baveur, Sirius attira son amie jusque vers la sortie. Celle-là, fronça ses sourcils. Elle ne connaissait pas bien le chaudron baveur mais elle savait en revanche que derrière la porte de cette sortie –ou entrée, au choix- se trouvait le monde moldu. Hinhin… C’était une blague non ?

Hélas... Non.

Lorsqu’il referma la porte derrière elle, Morrigan couvrait la rue d’œillades agitées. « Tu avais raison, je ne connais pas. On rentre ? » Qu’elle lâcha, un brin crispée en essayant de s’engouffrer à l’intérieur du pub qui lui semblait maintenant terriblement attirant. Sirius se jeta entre elle et la poignée, empêchant la fille Rosier de se défiler, un grand sourire aux lèvres. Elle pinça ses lippes en se retournant, faisant face à la rue grouillante de moldus, son index tapotant sa jambe droite, nerveusement. Black la contourna et fit quelques pas pour se tourner vers elle. Là, il tendit son bras, en parfait gentleman, l’encourageant à le rejoindre. Morrigan resta une seconde parfaitement immobile. Un véritable dilemme la harcelait. Ce monde étrange la mettait autant mal à l’aise que possible. Et tous ces moldus qui passaient devant elle… La jeune femme ferma ses yeux un instant en aspirant, puis expirant silencieusement. Ses mains étaient moites. Elle les passa machinalement sur sa robe, comme pour la lisser et fit deux pas… jusqu’au bras de Sirius. Aussi anodin que cela semblait être, cela ne l’était en fait pas du tout. C’était une preuve de confiance indéniable de la sorcière au jeune homme.

Elle resta accrochée à son bras, comme s’il était son seul et dernier lien avec le monde magique. A cet instant, elle aurait voulu sentir sa baguette entre ses doigts. Le contact chaud de Nîm lui manquait. Sur le trottoir, ils croisèrent de drôles d’individus et Morrigan œuvra de toute sa volonté pour éviter le moindre contact, le moindre frôlement, préférant finalement paraître bête et collante aux yeux de son ami –qui, pensa-t-elle, devait être consterné par son comportement- que d’être touchée par ces âmes vides de magie. Ce fut un soulagement lorsqu’il l’entraîna dans un pub –bon, moldu, mais au moins, personne ne risquait plus d’entrer en contact avec elle. Ils s’installèrent à l’intérieur, dans un calme relatif. Lorsque la serveuse approcha, Rosier l’observa un peu comme un chat observe un chien… ou une souris… c’était difficile de décrypter avec exactitude, mais quoi qu’il en soit, c’était avec une appréhension certaine.

« Salut ! Qu’est-ce que je vous serre ? »

Cette fois, elle était perdue et jeta un regard d’où pointait le désespoir à Sirius. « Vous avez de la bieraubeure ? » Dit-elle comme une enfant risque la punition en fautant.
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MessageSujet: Re: Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)   Mer 4 Sep - 2:38

« Ça me fait plaisir de te voir et de passer un peu de temps avec toi. » Mon sourire s'agrandit à cette phrase et lorsque je remarque son air gêné, mon regard s'attendrit sans que le le décide vraiment. Elle est comme ça, Morrigan. Si elle m'avait fait un immense sourire, là, tout de suite, je me serais demandé si c'était bien elle. Mais cet embarra, après qu'elle m'a avoué aimer passer du temps en ma compagnie, c'est tout elle. Et c'est touchant. Reconnaissez-le ! Il n'y a qu'elle pour m'attendrir de la sorte. « Alors ? Où as-tu prévu de m’emmener ? »
Je hausse d'abord un sourcil, la regardant une seconde avec l'air de dire "Sérieusement ? Tu te payes ma tête, là, tu n'es quand même pas en train de me demander ça en espérant sérieusement une réponse ?" ; avant d'ouvrir de grands yeux pour avoir l'air caricaturalement mystérieux -hum, ce n'est pas le mot, mais vu l'heure matinale, de m'en demandez pas trop. Les gros yeux, c'est mystérieux, c'tout- en lâchant un énigmatique « Quelque paaaart » . Tournant au coin de la rue en direction du chaudron baveur -que l'on aperçoit au dessus des sorciers en vadrouille sur le chemin de traverse-, j'ajoutai : « Je doute que tu connaisses, tu verras, c'est sympa ... Et puis on y sera tranquilles. »

Si je ne dis pas à Morrigan que je l'emmène en fait dans la partie moldue de Londres, c'est parce que je sais bien qu'elle refusera d'y aller. C'est un endroit que, j'en suis persuadé, elle ne connait pas, et qui est plutôt inquiétant, inconnu donc, potentiellement dangereux. Déroutant, pour des sorciers. Encore plus pour elle. Mais je suis là, je ne la lâcherais pas. Je voudrais vraiment qu'on passe un moment tous les deux, tranquillement, sans avoir besoin de vérifier toutes les dix secondes si un Rosier ou un Black ne se balade pas dans le coin. Le côté moldu est idéal. Et puis mon amie ne risque rien, avec moi. C'est avec cette idée en tête que je pousse la porte d'entrée du chaudron baveur, ouvrant devant nous le monde surprenant et énigmatique des non sorciers. Je referme le battant derrière nous et attends la réaction de Morrigan qui, je le sais, ne tardera pas.

« Tu avais raison, je ne connais pas. On rentre ? »

Ma main se pose sur la poignet de la porte du pub avant que les doigts de la jeune femme ne l'atteignent. Je capte son regard et lui offre un grand sourire qui se veut plus protecteur qu'amusé.

« Hep hep, pas si vite ! »

La fille Rosier se retourne finalement pour faire face à la rue, toujours hésitante. Je viens me placer devant elle et lui propose mon bras, souriant toujours d'un air rassurant. « Tu n'as rien à craindre ! » Pourtant elle est nerveuse et je ne manque pas de le constater, laissant l'inquiétude teinter le fond de mon regard à l'idée qu'elle décide malgré tout de retourner côté sorcier. Peut-être aurais-je dû lui en parler avant, essayer de la convaincre, au lieu de l'emmener directement ici sans lui demander son avis ? Elle ferme les yeux, respire profondément. Mince, qu'a-t-elle décidé ? Je ne peux pas la forcer à me suivre, mais ce serait tellement plus agréable de discuter sans devoir surveiller les alentours ... Finalement, alors que je ne l'espère plus, Morrigan fait deux pas, rapidement, et s'accroche à mon bras, s'y agrippant presque. Aussitôt, mon sourire retrouve son éclat et je pose une main solide et fraternelle sur son avant-bras. « Je suis là. Tout ira bien, tu verras. »

Nous nous mettons en route vers un bar que j'ai repéré quelques jours plus tôt. Je crois que c'est le mieux fréquenté du coin ; parce que pour aller dans un endroit qui ne serait fréquenté que par des équivalent de notre rang dans le monde moldu, il faudrait se rendre dans un quartier bien loin de celui dans lequel se trouve notre bon vieux chaudron baveur. Et ce n'est pas possible pour l'instant. Nous nous contenterons donc du pub aussi peu glauque que possible, trouvable dans les environs à moins d'une demie heure de marche. Dix minutes nous suffisent pour atteindre l'endroit. Dix minutes qui semblent être une éternité à mon amie tant elle semble effrayée par les passants moldus. Si son anxiété me tire au début un léger sourire, elle finit par m'être communiquée et je me demande s'il sera réellement possible de discuter avec une Morrigan tendue comme un ... élastique. Hum. Pourtant je suis sûre que ce monde n'est pas comme elle l'imagine et je tiens ici une occasion de le lui montrer !

Nous pénétrons dans l'établissement et choisissons une table un peu en retrait des autres clients, là où le calme serait le moins relatif possible. Je lui tire sa chaise et la laisse s'asseoir avant de prendre place près d'elle. La serveuse ne tarde pas à pointer le bout de son nez, et je dois pincer les lèvres pour ne pas rire devant l'air de la fille Rosier lorsqu'elle a regarde s'avancer vers nous et, pire nous parler. Par contre, lorsqu'elle demande l'air presque terrifiée « Vous avez de la bieraubeure ? » en me jetant un regard suppliant, je ne peux m'empêcher de rire, doucement, en me tournant vers la serveuse après avoir tant bien que mal essayé de tranquilliser Morrigan par le regard. J'essaie d'avoir l'air naturel et habitué, n'hésitant pas à sourire de l'air important qui a mis à mes pieds toutes les filles de Poudlard. Façon de parler, mais je n'exagère qu'à peine !

« De la bière, elle veut dire.. S'il vous plait, une bière pour moi, et heu ... Donnez-nous aussi un co..ca ; c'est bien ça ? et une orangina. Amenez un panachi .. non, panaché, en plus, si vous en avez. Oui, c'est tout. Merci. »

Hum. J'ai beau connaître un peu mieux le monde moldu que ma camarade sang pur, tenue très à l'écart de cette partie de la civilisation, je ne suis pas encore tout à fait au point. Vous l'aurez remarqué. M'enfin, je fais comme je peux, et je suis loin de mal le vivre. Souriant toujours à la serveuse, je la vois me regarder d'un air étrange avant de s'éloigner sur un « Très bien, je vous amène ça vite ». Quoi, je m'y suis si mal pris que ça ? Et elle est complètement insensible à mon charme ? Roh lala, qu'est-ce qu'ils sont hermétiques, ces moldus ...

La serveuse disparaît et je quitte mon air incrédule pour regarder Morrigan. Elle n'est clairement pas à l'aise. Je lui souris une fois encore, essayant d'avoir l'air rassurant et aussi sûr de moi que possible après l'épisode qui vient de se jouer.

« Hé ... Ca va ? Détends-toi, ils ne mordent pas. Promis ! » Je jette un regard alentours et observe deux secondes les moldus qui nous entourent, avant de revenir à la jeune femme. « Ils sont différents, mais ce n'est pas pour ça qu'il faut en avoir peur. Ils n'ont même pas remarqués qu'on était pas de chez eux. » J'ai une légère moue contrariée en repensant à la serveuse qui me prend surement pour un loufoque de première, alors qu'il n'en est rien, du tout, du tout. Mais bon ; je la chasse de mon esprit et reprends. « Et puis ils ont plein de choses intéressantes qu'il faut essayer ! Au moins une fois. Tiens par exemple ... Nous, on se déplace sur des balais. Eux ils ont des voitures. On en a vues, arrêtées sur le bord de la route. Tu vois de quoi je parle ? Et des motos ! C'est ce que je préfère. Des véhicules à deux roues qui peuvent être très rapides. J'en ai une, je l'ai modifiée pour qu'elle puisse voler ! » Je vois une tête se tourner dans notre direction, l'air interloqué. Oops. Il faut peut-être que je baisse d'un ton ... Enfin de toute façon, au point où j'en suis ... Je continue, plus bas. « Je t'emmènerai faire un tour, un jour, si tu veux ... » ... « Oui enfin, on a le temps hein ! Quand tu voudras ; si tu veux. Rien ne t'oblige bien sûr, ce n'est qu'une idée. Mais c'est génial tu sais, il faudrait que tu essaies une fois. »

La serveuse décide de réapparaître avec mes commandes sur le plateau qu'elle tient posé dans le creux de sa main. Elle dépose les verres sur la table et je règle le tout avec l'argent moldu que j'ai récupéré, sans trop savoir à quoi correspond ce que je donne. Elle me rend la moitié de mes pièces en me disant que celles là suffiront, et s'éloigne, la démarche crispée. Sans commentaire, hum. Je souris à Morrigan, remplis l'un des verres et le glisse jusqu'à son côté de la table.

« Goûte-moi ça ! Ils appellent ça coca cola. Attention, c'est surprenant ! »

Je prends une gorgée de ma bière et observe la réaction de mon amie avec impatience et curiosité.

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MessageSujet: Re: Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)   Sam 28 Sep - 22:36

Morrigan fronçait son regard. Sirius mentionna une liste de chose dont son amie ignorait absolument tout. Cela dit, elle avait déjà dans la bouche un goût acre et l’idée d’y verser un liquide moldu lui faisait replier sa langue derrière ses dents, comme si par ce simple mouvement, elle allait échapper au supplice "du bidule au goût bizarre moldu".
La fille Rosier écoutait Sirius. Elle tenta de se détendre, et même si elle n’y parvint pas, elle en donna l’illusion en se redressant, posant la paume de ses mains moites sur le tissu de sa petite robe noire. L’écoutant lui narrer ses péripéties, Morrigan afficha un timide sourire. Elle avait l’impression de comprendre ce qui lui plaisait tant dans ce monde étrange desséché de magie : le plaisir de la découverte, une sorte de liberté sans plus de frontières, c’était ça qui le caractérisait le mieux depuis toujours. C’est alors qu’elle se rendit compte qu’elle le voyait encore comme un enfant. Avait-il conscience de la gravité de chacune de ses décisions ? De ce qu’avait ressenti sa famille lorsqu’il leur tourna le dos ? Mais après tout, s’ils avaient été plus à l’écoute, peut-être leur serait-il resté fidèle… Allez savoir.

« Je t'emmènerai faire un tour, un jour, si tu veux ... » Le mince sourire s’échancra d’avantage tandis qu’elle inclina son minois. Quelle drôle d’idée : partir en vadrouille sur un objet qui ne vole pas et qui fonctionne grâce à une technologie alambiquée. Pourquoi pas. Enfin… une seule angoisse à la fois s’il te plait pensa-t-elle.

Au même moment, un groupe de trois adolescentes au look… extravagant dans le pub et virent s’asseoir sur la table à côté des jeunes sorciers. La jeune femme n’en tint pas compte –malgré leurs rires stridents et leur langage peu châtié- étant donné que la serveuse vint déposer sur la table son plateau chargé de boissons colorées. Black remplit le verre d’un liquide brunâtre pétillant et le tendit à Morrigan… qui voulut feindre un sourire ravis mais qui ne put s’empêcher d’y mêler un brin appréhension. Ses doigts fins sortirent de sous la table pour saisir avec une douceur empreint de fragilité le verre où était peint un logo rouge et blanc. Elle se racla la gorge brièvement et le leva jusqu’à ses lèvres sans plus attendre. Elle ne voulait pas excéder Sirius par son comportement de siroteuse effarouchée. Une légère lampée froide coula sur sa langue et jusqu’à sa gorge. Le picotement la surprit mais ce fut le goût qui la répugna. Qu’il fût moldu ou non, ce breuvage était infect ! Elle scella ses lèvres en y posant le bout de ses doigts –peut-être pour s’assurer que le liquide ne voudrait pas quitter son estomac un peu plus tôt que prévu- et repoussa le verre jusqu’au jeune homme. Morrigan secoua vivement la tête de gauche à droite, le visage rougit et les yeux brillants « Hun ! Hun ! »

Alors Sirius versa le contenu d’une autre bouteille ans un autre verre et ainsi de suite, et chaque nouvelle gorgée il avait droit à une nouvelle grimace. Le dernier était jaune orangé, une couleur un peu plus avenante que la première boisson. Elle pria Morgane pour que le goût soit différent, ou à défaut, moins écœurant ! Elle inspira profondément et hop ! Elle avala la gorgée comme prend un médicament, les yeux fermés, plissés même… et pourtant… Elle ouvrit un œil, puis le second et eut une moue étrange, passant délicatement le bout de sa langue sur ses lippes. Celui-là est bon… il est même très bon… Mais soudain, elle croisa le regard acéré de son ami qui scrutait le moindre de ses airs et la demoiselle devint alors plus neutre, comme si avouer qu’elle appréciait une mixture moldue était une faute grave. « C’est… pas mal. » Un euphémisme, mais après tout, il s’en contenterait bien. Quoi qu’il en soit, il était parvenu à lui changer les idées. Car après tout, ce n’était pas si grave d’être entouré de moldus. Si ?

Une voix stridente venant de derrière perça cette bulle complice et agréable que les deux sorciers venaient de se forger. Cela venait des dernières arrivantes.
«  Oh écoutez ça les filles ! « La magie des songes » de Matilda Coeurbrave. C’est quoi ce truc débile ! » La petite brune n’aurait pas pâlit davantage si elle avait vu un mort. Sirius put voir Morrigan se décomposer. D’un geste leste qui demanda moins d’une seconde, la jeune sorcière se tourna pour mettre la main sur son sac. A peine l’eut-elle touché qu’elle sut que son livre n’y était plus. « C’est ça que tu cherches chérie ? » Elle croisa le regard de celle qui avait son précieux objet dans la main. C’était une blonde hirsute, au maquillage outrancier toute habillée de noir, portant un vieux cuir sur le dos. La rebelle quitta sa chaise pour se poser lourdement à côté de la fille Rosier, croisant ses jambes aux bas troués avec provocation. Les deux filles qui l’accompagnaient –et qui étaient à peu près fagotées de la même manière- se levèrent à leur tour en poussant des rires persiffleurs –semblable à ceux des hyènes à bien y repenser- pour s’installer à la table des deux amis. L’une, brune avec une mèche rouge, se posa entre Morrigan et Sirius, tandis que l’autre –à la couleur de cheveux indéfinissable, sinon un vert délavé-  s’asseyait à côté du jeune homme, mâchouillant une friandise moldue. En bref : ils étaient littéralement cernés.

La blonde près de Morrigan, et soit-dit en passant le leader supposé de ce groupe d’énervée, observait la jeune femme d’une telle façon qu’elle semblait autant l’intriguer que la haïr. C’est alors qu’elle caressa d’un air moqueur la joue de la sang-pur du bout de l’index. « La fifille à papa sait pas qu’il faut un passe ici pour les cul-serrés dans son genre ? ». Ce contact, froid et profondément odieux la révulsa. Subrepticement, ses lèvres frémirent. La rage aurait pu s’emparer d’elle si elle n’avait pas travaillé pendant des années au contrôle d’elle-même. Elle avait juste envie de prendre sa baguette et d’apprendre le respect à cet être misérable, mais non, elle ne prendrait pas ce risque. Elle parvint à articuler avec calme quelques mots. « Rendez-moi mon livre je vous prie ». Elle aurait souhaité sentir Sirius près d’elle mais maintenant, ils étaient séparés par une créature peu commune : la fille à la mèche rouge. Elle était plutôt mince et jolie malgré son style peu avenant. Elle dévorait littéralement des yeux le sorcier, et glissa sa jambe sur celle de Sirius en se collant contre lui. « Toi par contre t’as vraiment une belle gueule. Ça te dirait qu’on s’éclipse tous les deux ? » La fille à côté avec sa chevelure bizarre ricana, un air imbécile collé au visage. Ils étaient vraiment mal tombés.


Dernière édition par Morrigan E. Rosier le Dim 29 Sep - 22:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)   Dim 29 Sep - 20:19

« Hun ! Hun ! »

Une seconde. Deux secondes. Et j'éclate de rire comme un con. Alors là, si vous voyiez sa tête ! Le coca a un goût assez particulier, super sucré, pétillant, sans doute très "chimique", mais on s'y fait vite et on l'apprécie ! A la longue. Là, Morrigan est à sa première tentative, et ça réaction ne me surprend pas autant qu'elle m'amuse ! Je suis du regard les trois étranges spécimens qui entrent dans le pub. Hé ben ... des comme ça, j'en avais jamais croisées. Fréquentables, d'après vous ? Pour moi peut-être ; une fois, histoire de. Mais pour Morri ... on va éviter, hein. Tant qu'elles restent loin de nous, c'est parfait.

Je verse un peu de panaché dans un autre verre et le lui tends en souriant, impatient de découvrir sa tête et son avis sur cette nouvelle boisson. Je ne suis pas déçu ! Les breuvages s'enchainent et nous arrivons rapidement au dernier verre ; les goûts de mon amie sur les boissons moldues ne changeant pour ainsi dire pas au fil des essais. Attentif à ses expressions, je la fixe explicitement, un sourire impatient et bienveillant sur les lèvres, le rire au fond des yeux. Allez, qu'elle savoure donc ça ! Et la voilà qui avale comme un médicament ; non mais c'pas possible. Ça se DÉGUSTE ! Je fronce les sourcils. Pas de grimace ? Pas de dégoût ? Je crois entrevoir l'ombre d'un sourire mais il disparaît très vite, remplacé par un air impartial. Mes lèvres s'étirent. Haha ! Je ne rêve pas, elle aime !

« C'est... pas mal. »

Je ris à nouveau. « J'étais sûr que tu en aimerais au moins un sur la quantité qu'il y en avait ! Ca c'est de l'orangina. On en reprendra si on revient, si ça te dit ! »

«  Oh écoutez ça les filles ! « La magie des songes » de Matilda Coeurbrave. C’est quoi ce truc débile ! »

... Problème. Je le devine vite, non pas à ma connaissance incontestable des grands auteurs sorciers, mais au teint de Morri qui devient plus pâle qu'un linge blanc. Je tends le bras et pose ma main près d'elle, sur la table, l'air inquiet. « Morrigan, ça va ? » Elle ne répond pas, se retourne vivement, touche son sac. C'est le bouquin qu'elle vient d'acheter ? La greluche le lui a pris ? «  C'est ça que tu cherches chérie ? »

Je fronce les sourcils. C'est à Morrigan qu'elle parle comme ça, la bouseuse ? Je n'ai pas le temps d'ouvrir la bouche, et déjà les trois donzelles s'attablent avec nous avec un sans gêne qui va jusqu'à me surprendre moi, qui ne suis quand même pas le plus coincé des mecs d'Angleterre.

«  La fifille à papa sait pas qu’il faut un passe ici pour les cul-serrés dans son genre ? »

... Son doigt. Qu'elle dégage tout de suite son doigt répugnant et outrageux de la joue de Morri ! Sinon, elle va la mordre. Et moi je lui casse le poignet, à cette petite pétasse toute de cuir vêtue. « Hé ! » « Rendez-moi mon livre je vous prie »
Clairement contrarié, pour ne pas dire furieux, prêt à intervenir, je recule ma chaise et m'apprête à me lever, pour éloigner cette tâche de Morrigan. Sauf que la .. "fille" à la mèche rouge qui s'est placée entre mon amie et moi en profite pour se glisser dans l'ouverture laissée entre la table et moi, pour, littéralement, me grimper dessus. « Toi par contre t’as vraiment une belle gueule. Ça te dirait qu’on s’éclipse tous les deux ? » Je reste figé comme un con une seconde, bloqué par ses lèvres bizarrement colorées qui se rapprochent un peu trop de moi à mon goût, et sa jambe qui commence à glisser lentement mais surement vers un certain endroit que je lui serais gré de ne pas atteindre. Gardant tout de même la face et décidé à faire ça correctement, je laisse un sourire provocateur étirer le coin de mes lèvres et d'un mouvement de hanches, je me redresse, poussant d'une paume de main que j'ai posée contre ses côtes la jeune dévergondée jusqu'à sa chaise. Suivant le mouvement, je garde ma main gauche posée sous sa cage thoracique et me lève en me penchant vers elle, histoire de m'assurer qu'elle restera en place, au moins pour les prochaines secondes. Je viens appuyer mon genou gauche contre le coin de sa chaise et ma main droite sur le dossier. L'autre ne bouge plus, un immense sourire ravi bouffant les trois quarts de son visage. Elle était pas moche comme ça mais, bon sang, faudrait mieux qu'elle évite cet air de nifleur détraqué.

«  Navré tigresse, mais là, j'ai autre chose à faire. Tu devrais essayer avec le barman. » D'un large mouvement de menton qui me fait me redresser jusqu'à placer mon torse au niveau de la tête de la folle dingue, je désigne l'énorme bonhomme qui tient le pub. Avant de reculer sec en utilisant mes diverses prises sur la chaise pour tourner brusquement celle-ci dans l'autre sens, l'adolescente dérangée se retrouvant correctement bloquée contre la table. Je la contourne en deux enjambées et me place près de Morrigan, posant une main délicate rassurante sur son bras ; l'autre fusant jusqu'au poignet de la greluche qui avait pris le livre à mon amie. Mes doigts se refermèrent sur l'articulation, durement, mes sourcils se fronçant dans une expression menaçante et à des lieux de la délicatesse avec laquelle ma main était posée sur le bras de la deuxième Rosier.

«  Toi. Tu rends tout de suite ce bouquin à mon amie. Tu remballes ton bordel et tes potes ; l'haleine pestilentielle de l'excitée, aussi, l'oublie pas ; et tu dégages d'ici avant que je te foute moi-même hors de mon champ de vision. J'me fais bien comprendre ? »

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MessageSujet: Re: Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)   Mar 15 Oct - 10:29

« Si l’on revient »…. Si l’on revient… A cet instant, toutes ses craintes se cristallisèrent dans le corps d’un seul être : celui de la petite insurgée qui semblait dévorer l’air et l’espace qui l’entouraient, tel un vampire. Morrigan avait peur, peur de l’inconnu, peur d’un conflit ouvert avec des créatures dont elle ignore tout, peur de perdre la face, peur de perdre le contrôle. N’était-ce donc pas démesuré ? Les sorciers n’agissent pas ainsi les uns les autres. Au pire, que peut-il t’arriver ? Avoir le visage un peu abîmé ? Et l’amour propre aux oubliettes… Mais dans cet entrelacs d’opprobre, avait oublié une chose très importante : elle n’était pas seule.

Sirius avait tenté de la rassurer d’une voix douce tout en posant sa main près de la sienne –prenant soin de ne pas la toucher, ce qui était d’autant plus prévenant de sa part. Dans une pirouette élaborée qui échappa au regard de Morrigan, le jeune homme se défit de l’entreprenante demoiselle en la collant à sa chaise. Cette-là ne s’en plaignit pas, le dévisageant avec un sourire au coin des lèvres, visiblement charmée d’avoir toute son attention, et maintenant plus encore… son contact. Ainsi, la fille à la mèche rouge restait-elle tranquille, sa petite tête inclinée, curieuse de découvrir la suite. « Oh oh… Je crois que c’est sa petite copine… » Dit-elle sans perdre son sourire. Elle avait presque murmuré ces mots et même si elle ne le pensait pas –parce qu’il fallait le dire, ces deux-là n’allaient franchement pas ensemble- c’était surtout par moquerie et provocation.

«  Navré tigresse, mais là, j'ai autre chose à faire. Tu devrais essayer avec le barman. » La fille à la couleur de cheveux indéfinissable tourna la tête pour regarder ledit barman, la mine déçue. « Pourquoi on me dit toujours ça à moi ? » A peine eut-elle le temps de finir sa phrase qu’elle se trouva bloquée entre la table et sa propre assise. Les yeux ronds grands ouverts, elle resta figée, les mains posées à plat sur le bois de la table. « Wouah… » S’exclama-t-elle en levant le nez sur Sirius, des étoiles plein les yeux. « Il est carrément trop sexy ». Deux pas, et le voilà qui s’interposa entre Morrigan et la petite sauvageonne, enfermant le poignet de la rebelle entre ses doigts. La jeune Rosier fut surprise de ce contact qui lança une vague de tressaillement dans son corps menu. Elle était tant focalisée sur le regard de la blondine et sur son propre sang-froid qu’elle ne l’avait pas même entendu s’approcher d’elles. Maintenant, elle réalisait que Sirius tenait l’opportune entre ses mains avec une fermeté qu’elle ne lui connaissait pas. Ses prunelles se posèrent sur lui. Il avait vraiment grandi et pourtant il était resté le même. Elle était sincèrement touchée qu’il en vienne aux mains pour les protéger, elle et ses intérêts. Dès lors, elle n’était plus que spectatrice. Sirius somma la donzelle de déguerpir avec sa troupe d’enfants mal élevés avant qu’il ne s’énerve. Morrigan, observait la scène qui se déroulait sous ses yeux et lorsqu’elle vit le regard de leur belligérante de l’instant, son cœur battit plus fort.

La blonde avait d’abord été déroutée qu’il réagisse ainsi, mais la déroute avait laissé place à un tout autre sentiment dans ses yeux pâles : la colère. Elle avait gardé le silence les premiers instants, soutenant le regard de Sirius en serrant les dents. Maintenant ses prunelles brillaient d’une toute autre lueur. Elle était prête à aller plus loin. La fille à la mèche rouge perdit son sourire amusé, devinant que pour son amie, cela ne se terminerait pas là. D’ailleurs, elle crut bon d’intervenir « Vas-y Roxy, laisse tomber, on a rendez-vous avec Tommy t’façon » « Ta gueule Karen » Cette dernière –donc Karen, la fille à la mèche rouge- fronça les sourcils en jetant un regard inquiet à la gamine qui était restée coincée entre la table et sa chaise, qui elle, restait médusée, observant la scène comme on mate un film au cinéma pendant la scène de fin cruciale et déterminante pour l’avenir du héros. Roxanne ne lâcha pas tout de suite le livre, ancrant ses yeux bleus dans ceux de Sirius alors que de son autre main, elle tirait discrètement une lame de sa poche. Les yeux de Morrigan tombèrent sur ce que contenait dès lors la main de la blonde : une arme. Elle sentit le sang déserter ses veines et le temps se déforma, chaque fraction de seconde devenant une éternité. Ses lèvres ne parvinrent à aucun moment à lâcher un son. La seule chose dont elle fut capable, c’est le plaquer sa main sur le bras de Sirius en le serrant fort, comme pour le prévenir et alors que Roxanne amorçait un geste, une voix forte et rocailleuse fit sursauter la sorcière, faisant voler en éclat ce moment d’horreur. « Roxanne ! Qu’est-ce que tu fais encore ?! » La bien nommée, saisie, tourna vivement son minois vers l’origine de la voix qui grondait : c’était le gros barman. « Tu vas laisser mes clients tranquilles oui ? Ou j’te fous dehors avec un coup de pied au cul ! » Roxanne rangea immédiatement le couteau que presque personne n’avait entrevu et la Sang-Pur restait fébrile, incapable de desserrer son étreinte du bras de son jeune ami.

La rebelle émit un sourire dédaigneux et lâcha le bouquin « Tu me lâches maintenant ? » Lorsque Sirius la libéra, la jeune fille se redressa rapidement, sans la moindre discrétion, faisant crisser sa chaise sur le plancher. Une fois debout, elle s’étendit en levant les bras, sans la moindre gène, en baillant bruyamment, puis elle jeta un coup de pied dans la chaise pour la "ranger". « On se fait chier ici de toute manière ! Allez, venez les filles ! » Karen fut la première à se lever. L’autre, toujours coincée dans sa béatitude eut besoin que son amie la tire par l’épaule pour la sortir de son inertie doublée de son air nigaud. Lorsque la fille à la mèche rouge passa près de Sirius, elle lui lança un petit sourire en coin « Peut-être à plus tard chéri » avant de sortir à son tour.

Voilà… enfin c’était fini. Le barman s’approcha de son pas lourd qui faisait grincer le plancher vieilli du pub. « Désolé pour les filles. Elles sont pas méchantes ces gamines, elles ont juste pas eu beaucoup de chance. Enfin bref, j’vous offre un verre pour le dérangement M’ssieur Dame ! » Il s’éloignait alors pour rejoindre son bar, mais Morrigan n’était pas d’accord. Pas d’accord du tout. Cette fille allait faire quelque chose d’autrement plus grave que de taquiner des clients. Maintenant, elle se rendait compte que sa main n’avait toujours libéré le jeune sorcier. Elle s’empressa d’ouvrir ses doigts, rangeant ses mains sur ses cuisses, gênée. « Excuse-moi. » La sorcière se jeta ensuite sur son livre dont elle caressa la couverture avec une grande douceur, comme pour le rassurer ou enlever les traces d’un quelconque contact moldu avant de le ranger. Morrigan ignorait si Sirius avait vu la lame de la fille… Peut-être que s’il savait, il pardonnerait ce comportement névrosé qu’elle venait d’avoir –enfin, un peu plus névrosé que d’habitude. Maintenant que tout était rentré dans l’ordre, elle se calmait progressivement, remerciant Morgan d’avoir été assise, car ses jambes –un peu comme le courage- lui auraient peut-être fait défaut. « C’est… mouvementé. C’est toujours comme ça chez les moldus ou on n’a vraiment eu de la chance ? » Dit-elle sur le ton de la plaisanterie en affichant un sourire en coin, voulant sans doute détendre l’atmosphère. C’était un bel effort venant d’elle, elle dont les mains peinaient à ne plus trembler.
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MessageSujet: Re: Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)   Lun 28 Oct - 5:54

« Il est carrément trop sexy »

Croyez-le ou pas, mais je ne réagis pas. Je ne fais pas attention à cette phrase. Pas là. Autant elle ne me tirerait aucune réaction importante, je pourrais me le permettre en d'autres circonstances ; autant là, on s'en prend à Morrigan. Personne, ne touche à Morrigan. La gamine là peut bien me traiter comme un dieu si elle veut, je n'en ai rien à foutre. Là, ce qui m'intéresse, c'est la petite pétasse qui tient le bouquin de Morri, et Morri elle-même, que je sens sous ma main, posée très délicatement sur son bras. Mes yeux sont rivés sur l'énergumène, mon poing serré autour de son poignet. Le regard qu'elle me rend est menaçant ; je n'ai pourtant pas l'intension de pâlir et elle réussit juste à me faire serrer un peu plus les doigts autour d'elle. « Vas-y Roxy, laisse tomber, on a rendez-vous avec Tommy t’façon » « Ta gueule Karen » Ca n'a pas l'air de lui plaire ; elle bouge. Je ne sais pas ce qu'elle fait, mais elle a l'air de HE pourquoi Morri m'agrippe le bras comme ça ? Je tourne la tête vers mon amie et manque, de fait, l'apparition du couteau. C'est la grosse voix du barman qui me fait me tourner à nouveau.

« Roxanne ! Qu’est-ce que tu fais encore ?! » La sauvageonne cherche elle aussi du regard l'origine de la voix qui, semblerait-il, l'interpelle et la coupe dans son élan. « Tu vas laisser mes clients tranquilles oui ? Ou j’te fous dehors avec un coup de pied au cul !»

C'est là que je la vois. La lame, qui reflète furtivement la lumière. Au moment où elle la range dans sa manche en se levant, embraquant sa suite derrière elle dès que j'ai lâché son poignet qui, somme toute, a dû souffrir comme il faut dans l'histoire. Elle a de la chance que je n'aie pas décidé de le lui retourner ; c'est ce qui se serait passé si j'avais vu le couteau plus tôt. Saloperie de gamine !
« Peut-être à plus tard chéri »

Cette fois, je la suis du regard une seconde et grogne un « compte là dessus, ouais » à l'intention de la folle numéro deux. Ces moldues sont vraiment étranges ... Bon sang, elle allait faire quoi, m'attaquer avec son arme blanche ? Mais elle est vraiment dérangée, tout ça pour, un bouquin ? Une petite blague qui tourne mal ? Oui, parce que moi les blagues qui visent Morri elles ne me font pas rire et cette gamine a eu tout ce qu'elle méritait. Je ne peux pas contre pas m'empêcher de déglutir avec inquiétude lorsque je me dis que si le type n'était pas intervenu, je me serais fait poignarder sans que j'aie rien vu venir ! La petite Rosier par contre, l'avait probablement vu ... c'est sans doute ce qu'elle avait essayé de me faire comprendre en s'agrippant à mon bras ; qu'elle ne lâche d'ailleurs toujours pas.

« Désolé pour les filles. Elles sont pas méchantes ces gamines, elles ont juste pas eu beaucoup de chance. Enfin bref, j’vous offre un verre pour le dérangement M’ssieur Dame ! »

Je ne réponds pas, Morri non plus. Il est de toute façon déjà reparti au comptoir. Bon, hé ben voilà qui promet. Bienvenue chez les moldus ! Enfin, les doigts de Morrigan relâchent mon bras et je regarde mon amie en tentant un sourire.
« Excuse-moi. » « Ne t'excuse pas Morri ... Merci. » Je lui adresse un regard un peu plus insistant, espérant qu'elle comprenne de quoi je la remerciais. J'écarte à mon tour ma main de son bras et contourne la table pour retourner m'asseoir face à la jeune Rosier. « Est-ce que ça va ? »

Un peu inquiet, je la regarde récupérer son livre avec un air embêté sur le visage, sans trop savoir quoi dire. Il faudrait que je m'excuse, sans doute, de tout ça ; je n'avais pas imaginé qu'on tomberait sur de pareils phénomènes. Finalement, je soupire bruyamment et passe une main dans mes cheveux. Comme si ça allait faire avancer les choses. Oui, c'est un geste indispensable, roh.

« C’est… mouvementé. C’est toujours comme ça chez les moldus ou on n’a vraiment eu de la chance ? »

Je relève les yeux vers Morrigan et lui rends son sourire, plus naturellement. Je la connais depuis longtemps et je sais que plaisanter dans un moment pareil est un effort énorme de sa part. Je m'en veux d'autant plus de l'avoir trainée de ce côté du monde. ce n'était pas une bonne idée, on aurait mieux fait d'aller au même endroit que d'habitude.

« Non c'est pas toujours comme ça ... ce n'est pas la première fois que je viens et je n'avais croisé de personnages pareils. C'est assez .. perturbant ? On a vraiment pas eu de chance c'est le moins qu'on puisse dire. Je suis désolé Morri, si j'avais su que ça se passerait comme ça je ne t'aurais pas amenée ici. » D'ailleurs, ça me surprend qu'elle ne me demande pas de rentrer immédiatement. « Si tu veux rentrer je comprends .. on peut aller boire une bièraubeurre quelque part si tu veux, tranquillement, dans un endroit normal avec des gens normaux. » Je lève les yeux au ciel en revoyant ces trois spécimens. « C'était quand même quelque chose ces filles. Original ces moldus, on peut au moins leur reconnaître ça, non ?  Et puis le barman est plus civilisé déjà. D'ailleurs tu veux re-boire quelque chose ? Il a dit qu'il nous payait un verre alors, si tu veux ... »

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MessageSujet: Re: Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)   Mar 26 Nov - 21:13

En réalité, Morrigan se sentait un peu gênée pour Sirius. Il avait voulu la sortir, la changer de son monde, l’emmener voir autre chose que tout ce qu’elle connaissait. Elle pouvait le comprendre, nombre de personne aimaient découvrir de nouveaux horizons, ajouter de nouvelles expériences à leur existence pour l’enrichir. Elle aurait tant souhaité être ainsi, si ouverte au monde, si vivante. Mais elle ne l’était pas. Sa vie, c’était son cloître. Il lui apportait la sécurité, c’était un mur contre les agressions extérieures et intérieures qui l’obsédaient. C’était une chose terrible, car ses névroses rythmaient sa vie et lui dictaient de quelle façon exister. C’était ça, son monde normal avec les gens normaux : c’était tout ce qu’elle connaissait et pouvait anticiper pour mieux se protéger. En réalité, c’était invivable et maintenant, elle s’en rendait compte. Cela ne l’empêcha pas de sourire. Elle voulait lui faire plaisir à lui, car finalement, rendre heureux les gens qu’elle aimait véritablement lui faisait partager un peu de ce bonheur.

« Je t’avouerais que je me serais passée de cette petite incartade avec… elles. Mais elles sont parties maintenant et tu sais… je vis sans cesse dans ce monde normal avec ces gens normaux… J’aime découvrir autre chose de temps en temps. En vérité, elle aurait été plus précise en avouant qu’elle aimait passer du temps avec lui et aimait qu’il fasse son possible pour lui apprendre de nouvelles choses. Son regard était si pétillant et plein de vie dans ces instants que Morrigan en oubliait sa peur, son appréhension et se laissait un peu plus imprégner par la vie… un peu plus. Si ça ne te dérange pas j’aimerais rester un peu et reprendre un verre de ce truc jaune que tu m’as fait goûter tout à l’heure et nous pourrons peut-être partir après… qu’en dis-tu ? Je dois passer au manoir de mes parents prendre quelques affaires… Je pense déménager pour avoir mon propre appartement. Enfin, ce n’est qu’un projet… Je redoute que cette idée ne s’ébruite et n’arrive aux oreilles de… mes parents. » La sang-pur scella ses lèvres, comme pour se faire pardonner de cette petite entorse, un si infime mensonge. Elle ne redoutait pas la réaction de son père ou même de sa belle-mère, en revanche, celle de son petit frère Evan Jr lui serrait les entrailles. Elle savait qu’il ne le prendrait pas bien et que même s’il garderait à la face cette profonde froideur indifférente, elle lierait une kyrielle de choses effrayantes dans son regard. Pour pallier à ce problème, elle avait décidé d’apprendre la nouvelle à ses parents et à déménager dans l’heure qui suivait, choisissant bien entendu un moment où le fils prodigue manquerait à l’appel. Cela dit, elle n’en disait rien à Sirius. Elle ne savait que trop à quel point les deux hommes se détestaient et elle se refusait à  attiser cette haine, que cela fut d’un côté ou de l’autre.

Sirius commanda une nouvelle tournée, la fameuse qui était donc gratuite ! Morrigan usa de tout son self-control pour ne pas sursauter et se retourner à chaque fois que la porte de l’entrée s’ouvrait. Après tout, son ami saurait faire ce qu’il fallait si la blonde démoniaque se ramenait à nouveau. Dehors, le temps se dégrada très vite. Le soleil matinal laissa la place à d’épais nuages et la clarté s’atténua alors que les premières gouttes frappaient le sol, laissant s’élever une odeur de bitume humidifié acre et caractéristique. Morrigan aimait son pays et sa météo capricieuse, cela faisait partit du charme de l’île après tout. Lorsque les verres furent déposés, Sirius versa le contenu de la boisson dans le contenant et la jeune femme le saisit entre ses doigts pour l’observer tout d’abord… puis le siroter. Cela lui piquait la bouche et la gorge, lui faisant monter de petites larmes aux yeux qui étaient bien insuffisantes pour quitter ses orbes de bronze. La sang-pure sembla hésiter encore un instant, reposant son verre, ses doigts jouant avec le verre. « Si mon projet se concrétise tu seras le bienvenue. » C’était l’un des grands regrets de la petite brune : chez ses parents, elle ne recevait personne. Elle ne s’en plaignait pas outre mesure, car elle était de nature sauvage, néanmoins du fait, son foyer ne s’était jamais détaché de cette profonde impression d’hostilité. Elle ne pouvait rien partager de cet univers. Au moins, ayant son propre appartement, elle pourrait faire absolument tout ce qu’elle voulait ! Que de folie en perspective ! Ou pas…


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MessageSujet: Re: Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)   Lun 23 Déc - 23:22

« Je t’avouerais que je me serais passée de cette petite incartade avec… elles. » Je grimace légèrement à ces paroles, frottant nerveusement l'arrière de ma tête avec ma main. J'aurais vraiment mieux fait de l'emmener dans un bar sorcier, tout ce qu'il y a de plus banal. Ca lui aurait évité ça .. et ça m'aurait, à moi, évité de risque de prendre un coup de couteau. Enfin, le pire avait été évité. « Mais elles sont parties maintenant et tu sais… je vis sans cesse dans ce monde normal avec ces gens normaux… J’aime découvrir autre chose de temps en temps. » Ma grimace s'évanouit et un sourire prend rapidement sa place. Je suis content de lui apporter quelque chose ... Un peu de la vie qu'elle manque en restant sous le joug d'une famille digne des Black. Morri est un peu comme ma petite soeur, même si elle est plus vieille que moi, et lui faire plaisir me fait du bien. Elle me fait presque croire que cette escapade dans le monde moldu n'était pas une si mauvaise idée. « Si ça ne te dérange pas j’aimerais rester un peu et reprendre un verre de ce truc jaune que tu m’as fait goûter tout à l’heure et nous pourrons peut-être partir après… qu’en dis-tu ? Je dois passer au manoir de mes parents prendre quelques affaires… Je pense déménager pour avoir mon propre appartement. Enfin, ce n’est qu’un projet… Je redoute que cette idée ne s’ébruite et n’arrive aux oreilles de… mes parents. »

Je reste un instant stupéfait. Juste un instant, mon éternel sourire reprenant bien vite ses droits.

« Wahou, Morri, c'est une super nouvelle ! C'est génial, tu déménages quand ? Tu as besoin d'un coup de main ? Surtout n'hésite pas à demander hein, et puis » Hum, elle a parlé de ses parents ; c'est un projet, juste une idée. On se détend. Je respire, souris, la regarde. « Excuse, je vais un peu vite. Attends je vais commander, je ; mademoiselle ! Oui, donc, on va reprendre une bière et un orangina s'il vous plait. Oui. Merci. Donc Morri ... Ca va aller avec tes parents ? Tu crois qu'ils y verraient une objection ? Enfin tu es grande quand même ils ne vont pas te garder enfermeé jusqu'à la fin de ta vie. Ca c'est une idée de moldus, ça m'étonnerait qu'ils adhèrent beaucoup, hum. Oui, tu sais, dans certains contes, la princesse est enfermée et puis ... Enfin bref. Je suis sûr que tout se passera bien, tu verras. » Nos commandes arrivent et je prends une gorgée de bière, songeur. Quel problème pourrait-il y avoir ? Ce déménagement est une bonne chose, de mon avis, pour Morrigan. Ca la détachera un peu de sa famille et, avec un peu de chance, de leurs idéologies perverties et ridicules. Et, surtout, ça l'éloignera du fou furieux qui lui sert de frère. Je parle d'Evan, Adrian a l'air relativement censé, pour un Rosier en tout cas.

« Si mon projet se concrétise tu seras le bienvenue. »

Je lève à nouveau les yeux vers la jeune femme, et lui souris, encore. « Merci Morrigan, je n'y manquerai pas ! Tu n'as pas peur que je débarque chez toi n'importe quand, hm ? Tu finirais pas ne plus vouloir de moi ! »

Je ris, avale une nouvelle gorgée de bière. C'est une plaisanterie, bien sûr ; je n'ai pas l'intention de la harceler. Enfin sauf si son crétin de frère décide de continuer à le faire, à ce moment là je ne serais que trop heureux de pouvoir le foutre dehors avec un bon coup de pied au cul. Mais nous n'en sommes pas encore là.
Mon regard se porte au dehors. Le temps s'est largement assombri et la pluie commence à tomber. « Oula, ça tombe ... On ferait mieux de repartir avant qu'il pleuve trop fort. On ne peut pas transplanner ici, alors il va falloir se dépêcher. »

_________________
Even if I say it'll be alright, still I hear you say you want to end your life. Now and again we try to just stay alive. Maybe we'll turn it all around.
'Cause it's not too late. It's never too late.
The world we knew won't come back. The time we've lost can't get back. The life we had
Won't be ours again ...
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MessageSujet: Re: Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)   

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Un matin d'été à Londres (Pv Sirius)

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